La commune urbaine d'Agadez s'apprête à marquer un événement politique important avec la célébration du troisième anniversaire de l'accession du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au pouvoir, prévue le 26 juillet 2026. Cette commémoration intervient alors que la gestion locale est assurée par le Chef de Bataillon Assarid Almoustapha, en sa qualité d'Administrateur Délégué de la Commune Urbaine d'Agadez. L'organisation de cet anniversaire sur le territoire d'Agadez note le rôle de la région dans la période politique actuelle. La date fixée pour l'événement offre une perspective sur l'agenda institutionnel en place et sur la continuité de l'administration sous la direction de M. Almoustapha.
Réalisations en Gouvernance et Administration
En matière de gouvernance, la commune a procédé à l'installation des membres de la Commission consultative, une étape importante pour la participation citoyenne. L'administration locale a également suspendu les contrats des agents contractuels, une mesure ayant des implications pour la gestion du personnel. La commune a en outre appliqué le statut de la fonction publique territoriale, ce qui modifie le cadre juridique de ses employés. Une modernisation significative a été observée avec la digitalisation et l'informatisation du service de l'état civil, visant à améliorer l'efficacité des démarches administratives.
Avec le soutien de l'UNICEF, la commune a mené un recensement administratif numérisé, permettant une meilleure connaissance des données démographiques et sociales. Dans le même ordre d'idées, un recensement fiscal numérisé a également été réalisé avec l'appui de l'UNICEF, afin d'optimiser la collecte des impôts locaux. La commune a investi ses propres fonds dans la construction d'un bloc administratif, pour un coût de 136 353 665 FCFA, renforçant ainsi ses infrastructures. Le recouvrement de la taxe routière, qui n'avait jamais dépassé 3% avant la prise de fonction de l'administrateur, se situe désormais autour de 12%, selon les chiffres communiqués.
Des défis subsistent, notamment la suspension des contrats d'agents contractuels, la non-application du statut de la fonction publique territoriale et un excès d'agents jugés superflus. Des problèmes liés à la gestion foncière et domaniale sont également cités parmi les préoccupations actuelles. La région d'Agadez est confrontée à deux types de flux migratoires distincts : les migrations circulaires et la présence de migrants étrangers en transit. Pour l'avenir, les perspectives de la commune visent à promouvoir la bonne gouvernance à travers une implication inclusive de tous les groupes socioprofessionnels, afin d'assurer une gestion participative et équitable.
Infrastructures Éducatives et Hydrauliques
La commune a contribué à la construction de trente-neuf salles de classe équipées. Vingt-deux de ces trente-neuf salles ont été financées sur fonds propres pour un montant de 219 000 000 FCFA. La commune a également fabriqué 275 tables-bancs scolaires grâce à un financement de l'ANFICT. Des matériels pédagogiques ont été fournis aux inspections scolaires par la commune.
Concernant l'accès à l'eau potable, la commune a financé des extensions de réseaux dans les quartiers de Tekazamte, Salkad, Tadresse, Abattoir, Dagamanett et Misrata, pour un coût de 42 millions de FCFA sur fonds propres. Neuf fontaines publiques, équipées de polytanks, ont été construites dans divers quartiers avec le soutien de l'OIM. Ces fontaines publiques ont été installées dans les écoles des quartiers de Tekazamt et Tadresse. Le coût total de ce projet de fontaines publiques s'élève à 78 411 654 FCFA.
Les migrants circulaires sont principalement des Nigériens originaires du sud du pays, travaillant dans le jardinage, les services domestiques, le commerce et sur les sites d'orpaillage. Pour l'avenir, les perspectives comprennent la consolidation de la gouvernance locale, la mobilisation citoyenne et l'établissement de partenariats avec les acteurs du développement. Les principaux groupes ethniques présents à Agadez sont les Touareg, les Haoussa, les Peul, les Kanouri, les Toubou, les Arabes et les Zarma.
Santé, Agriculture et Assainissement
La commune a équipé des Centres de Santé Intégrés (CSI) en lits, matelas, produits pharmaceutiques et matériels d'assainissement pour un montant supérieur à 7 millions de FCFA. Une opération d'éradication des moustiques a également été menée par la commune.
Dans le secteur agricole, la mairie a fourni des semences aux producteurs pour une valeur de 1 242 000 FCFA. La commune a en outre créé une zone agricole de 5 hectares pour l'agripreneuriat à TassakN’Talamt, avec l'appui du partenaire OIM. Des céréales ont été distribuées gratuitement aux populations vulnérables. La commune a également vendu des céréales à des prix modérés. Plusieurs campagnes de vaccination du cheptel contre les épizooties ont été conduites, bénéficiant du soutien de l'État, de la mairie et de partenaires. La mairie a également procédé à la vaccination des chiens errants.
En matière d'assainissement, la commune a investi 70 000 000 FCFA de ses fonds propres dans des opérations mécanisées de dégagement de grands dépotoirs. La réhabilitation de la digue d'épandage des eaux usées a été réalisée avec l'appui du projet PIDUREM. Le projet PIDUREM a par ailleurs financé l'équipement de 20 zones de propreté et de salubrité (ZPS) en kits d'assainissement, ainsi que l'acquisition de 69 tricycles destinés à l'évacuation des déchets. Enfin, le Plan de Gestion des Déchets (PGD) a été mis en œuvre, accompagné d'une formation des opérateurs des ZPS.
Voirie, Énergie et Projets en Cours
La commune urbaine a entrepris la réhabilitation du conseil local de la jeunesse. Plusieurs jeunes ont bénéficié de formations dans divers domaines, accompagnées de la fourniture de kits destinés à favoriser leur autonomisation et la création d'emplois. Dans le domaine de la voirie, la commune a acquis un camion-benne, cofinancé avec l'OIM, pour un montant de 42 600 000 FCFA. Le Groupe SOS a également fait don d'un camion-benne, dont la valeur est estimée à 42 000 000 FCFA. Des opérations de dégagement et de désensablement se sont élevées à 37 632 170 FCFA. Des travaux de réhabilitation de latrines ont été réalisés pour un coût de 1 500 000 FCFA.
Le projet PIDUREM a concrétisé la réalisation d'un canal fermé de 1600 mètres linéaires, reliant Tanaberi à Kori Eghazarmidiren, et incluant un dispositif d'éclairage public. Le même projet a également permis la construction d'une rue pavée de 600 mètres linéaires. Un passage canadien de 200 mètres linéaires a été aménagé sur la RTA par le PIDUREM. L'ensemble des travaux de voirie menés par le PIDUREM représente un investissement de plus de 1,2 milliard de FCFA. Le PIDUREM a par ailleurs financé le traitement des points critiques sur les principales artères de la ville, pour un montant de 104 000 000 FCFA. Enfin, des feux tricolores ont été installés à quatre intersections de la ville, un projet d'un coût de 25 417 995 FCFA, financé par l'ANFICT.
Défis et Perspectives d'Avenir
La commune a réhabilité l'éclairage public solaire sur l'axe mairie-aéroport et dans la vieille ville, un investissement de 4 689 600 FCFA sur ses fonds propres. La densification et l'extension du réseau électrique dans plusieurs quartiers sont actuellement en cours. Les travaux de la centrale hybride d'Agadez de 25 MWc ont repris, et un groupe électrogène SDMO de 2200 KVA a été installé et mis en service sur le site d'Agadez. Un groupe électrogène CAT de 920 KVA est également en cours d'installation sur le même site.
La commune fait face à des défis en matière de gouvernance administrative et financière, dans les secteurs sociaux de base, ainsi que dans les secteurs économiques, notamment la mobilisation des ressources. Parmi les projets en cours, le développement de Kori Eghazarmidiren est financé par le PIDUREM pour un montant de 5 milliards de FCFA. D'autres projets comprennent la construction de voies de drainage et de canaux, estimés à 2,5 milliards de FCFA. La commune travaille également sur la construction de mini-AEP (points d'approvisionnement en eau), d'un parc de loisirs, d'un nouveau marché à bétail et d'un centre régional de jeunesse.
Le traitement des points critiques sur les voiries urbaines figure aussi parmi les initiatives en cours. Le Plan de Gestion des Déchets (PGD) est en cours d'actualisation, et la logistique pour l'évacuation des déchets est renforcée par l'achat de camions-bennes, de bacs à ordures, d'une pelleteuse rétro et d'une chargeuse. Enfin, la construction d'une maternité au CSI Dagamanett est en progression, tout comme la réalisation de salles de classe équipées, de murs de clôture et de latrines scolaires.