Un atelier régional sur la reddition et la réintégration des anciens combattants et des personnes associées aux groupes armés s'est tenu le lundi 21 septembre 2026 à Dosso. L'événement, organisé dans la salle de réunion du Gouvernorat de Dosso, visait à initier un processus de sortie de la violence. La cérémonie d'ouverture a été présidée par le Gouverneur de la Région, le Colonel-Major Bana Alhassane. Il a qualifié l'atelier de « point de départ d’un processus maîtrisé de sortie de la violence et de restauration progressive de la cohésion sociale ». Le représentant du Ministère de l'Intérieur, ainsi que diverses autorités administratives, coutumières, religieuses, militaires, civiles, et des représentants de la société civile, des femmes et des jeunes étaient également présents.
Enjeux de la Réintégration
Le succès du processus de reddition et de réintégration repose sur l'implication de l'ensemble des acteurs, incluant les autorités administratives, les Forces de Défense et de Sécurité, les services techniques, les chefs traditionnels, les leaders religieux, les femmes, les jeunes, et les organisations de la société civile. Selon les organisateurs, le processus de reddition doit englober l'identification, l'orientation, la prise en charge et la réintégration des individus éligibles. La réussite de cette démarche dépend fondamentalement de l'établissement d'une confiance mutuelle. Cette confiance concerne l'État, les institutions, les communautés, ainsi que ceux qui choisissent de rompre avec la violence, tout en respectant strictement les lois en vigueur et les impératifs de sécurité.
Orientations Présidentielles et Stratégie
La vision du Président de la République, Chef de l’État, Général Abdourahamane Tiani, telle qu'énoncée dans le Programme pour la Refondation de la République, a été mise en avant. Les orientations du Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, Général de Division Mohamed Toumba, ont également été notées au cours de l'atelier. Ces directives cadrent l'approche gouvernementale concernant la réintégration.
La présence du CNPSR à Dosso s'inscrit dans une logique de proximité et d'efficacité. Cette démarche vise à assurer la mise en œuvre concrète des orientations gouvernementales en matière de sécurité et de stabilisation des zones affectées. Elle répond à un besoin de déploiement sur le terrain pour mieux accompagner les processus locaux de réconciliation et de retour à la paix civile.
Appel à la Collaboration
Malam Goni Ibrahim, Coordonnateur national des programmes de stabilisation (CNPSR), a insisté sur l'importance d'une approche collaborative pour la réussite de la réintégration. Il a souligné la nécessité d'une mutualisation des efforts de l'ensemble des acteurs nationaux et internationaux. Le Coordonnateur a précisé que cet atelier à Dosso constitue une étape fondamentale dans l'harmonisation des actions. Il vise à garantir une meilleure coordination entre les différentes parties prenantes. Il a également mis en avant l'objectif de développer une compréhension commune des enjeux liés à la réinsertion des personnes concernées. Cette démarche collective est jugée indispensable pour construire un environnement propice à la paix et à la stabilité dans la Région de Dosso.
Perspectives Régionales
La Région de Dosso se positionne comme un acteur central dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de stabilisation et de consolidation de la paix. Cette position découle de son engagement à contribuer activement aux efforts visant à restaurer la sécurité et la cohésion sociale. L'atelier de Dosso s'inscrit pleinement dans cette dynamique, servant de plateforme pour initier un processus maîtrisé de sortie de la violence. La participation des autorités régionales, des Forces de Défense et de Sécurité, et des leaders communautaires à cette initiative démontre une volonté locale forte. La Région de Dosso cherche ainsi à jouer un rôle moteur dans la concrétisation des objectifs de réintégration des anciens combattants, en alignement avec les directives nationales.