Au Niger, les prix des principales céréales ont enregistré une baisse durant la semaine du 5 au 11 août 2026. Cette diminution des coûts a été observée sur les marchés du pays, l'Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN) notant une tendance générale à la décrue. Le prix moyen du maïs a notamment baissé de 3 % au cours de cette période. Parallèlement, le déstockage effectué par certains commerçants, en prévision des récoltes à venir, contribue à augmenter les volumes disponibles sur le marché, influençant ainsi ces ajustements tarifaires.
Évolution des prix hebdomadaires
Le mil et le sorgho ont chacun enregistré une baisse de prix de 1 % sur la période. Le prix du riz importé est resté stable au cours de cette même semaine. Dans la localité d'Ouallam, située dans la région de Tillabéri, un sac de riz importé s'affiche à 11 500 FCFA. Le mil importé y est commercialisé à 25 000 FCFA, tandis que le sorgho importé coûte 22 000 FCFA et le maïs importé 17 000 FCFA. À Kourni, dans la région de Zinder, le sac de mil est vendu à 19 200 FCFA. Le riz local y est proposé à 11 000 FCFA, le riz importé à 12 000 FCFA. Le sorgho importé et le maïs importé sont tous deux disponibles à 17 000 FCFA le sac dans cette localité.
Causes de la baisse des prix
La baisse des prix s'explique par le renforcement progressif de l'offre sur plusieurs marchés nigériens. Cette augmentation de la disponibilité des produits contribue à modérer les coûts pour les consommateurs.
Les opérations de ventes à prix modérés mises en œuvre par l'Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN) participent également à cette dynamique en augmentant les volumes disponibles sur le marché. Ces interventions ciblées de l'OPVN visent à stabiliser les prix et à assurer un approvisionnement suffisant.
Comparaison annuelle et contexte
Un sac de mil de 100 kg, qui coûtait entre 25 000 F et 29 000 F en 2025, est désormais vendu entre 16 000 F et 20 000 F en 2026. Le sorgho a également vu son prix diminuer, un sac de 100 kg passant de 25 000 F à 31 000 F en 2025 à 16 000 F à 20 000 F en 2026. D'une année sur l'autre, les prix moyens nationaux affichent des baisses de 6 % pour le mil, 15 % pour le sorgho, 21 % pour le maïs et 10 % pour le riz importé. En juillet 2026, les prix moyens nationaux mensuels s'établissaient à 279 FCFA/kg pour le mil, 243 FCFA/kg pour le sorgho, 230 FCFA/kg pour le maïs, 514 FCFA/kg pour le riz importé et 425 FCFA/kg pour le niébé. L'agriculture constitue un secteur important de l'économie nigérienne, fournissant des revenus et une subsistance essentiels à une grande partie de la population. La production céréalière, dominée par le mil, le sorgho, le maïs et le riz, joue un rôle central dans l'approvisionnement alimentaire des ménages et des marchés au Niger.
Perspectives et implications
Cette tendance à la baisse des prix des céréales au Niger pourrait améliorer l'accès alimentaire pour les ménages. Elle est susceptible de soutenir l'économie locale en réduisant les coûts de subsistance. Les interventions de l'Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN) et le déstockage des commerçants continuent d'influencer le marché.