La campagne agricole en cours au Niger évolue « très bien », a déclaré samedi 25 juillet 2026 le président Abdourahamane Tiani. S'exprimant lors d'une interview diffusée à la télévision nationale, M. Tiani a présenté un bilan positif des premières étapes de cette saison agricole, soulignant les progrès réalisés et les perspectives prometteuses pour la sécurité alimentaire du pays.
Selon les données disponibles, 95% des 15 000 villages agricoles concernés par cette campagne ont déjà procédé aux semis. Cette statistique confirme la bonne progression de l'activité agricole sur l'ensemble du territoire nigérien, comme l'a indiqué le chef de l'État, témoignant d'une mobilisation efficace des agriculteurs malgré les défis inhérents à la saison.
Avancement des semis et cultures
Certains villages ont déjà achevé le premier cerclage des cultures et s'apprêtent à réaliser le second, marquant une progression notable des travaux agraires. Ce cerclage, une technique essentielle pour le développement des plantes, est un indicateur clé de l'attention portée aux cultures. Dans plusieurs zones, le mil, céréale de base au Niger, a atteint les stades d'épiaison ou de grenaison, indiquant une bonne évolution des cultures. Ces étapes phénologiques avancées sont cruciales pour garantir une récolte abondante. Une nouvelle production de mil devrait ainsi être disponible sur les marchés dans un délai de deux à trois semaines, notamment dans les régions de Falmay et Gaya. Cette disponibilité précoce est un indicateur positif pour l'approvisionnement alimentaire local et pourrait contribuer à stabiliser les prix des denrées.
Stratégie gouvernementale : Culture irriguée
La stratégie gouvernementale nigérienne prévoit désormais de mettre l'accent sur la culture irriguée pour la production de denrées clés. Cette approche vise à renforcer la sécurité alimentaire du pays en favorisant la culture de riz, de maïs, de blé et d'autres produits agricoles essentiels. Cette orientation marque un changement significatif dans les méthodes de production agricole du Niger, cherchant à réduire la dépendance aux précipitations saisonnières.
Le plan gouvernemental ambitionne de développer au moins 21 000 hectares sous culture irriguée. Ce projet ambitieux s'étalera sur une période de cinq ans, reflétant la volonté des autorités de transformer durablement le secteur agricole nigérien et de réduire sa dépendance aux aléas climatiques. L'objectif est de garantir une production agricole stable et prévisible, essentielle pour la résilience du pays face aux chocs environnementaux.
Progrès dans les zones irriguées
Des progrès significatifs ont été réalisés dans la réhabilitation et le développement des zones irriguées au Niger, selon les autorités. Ces avancées interviennent au cours des deux premières années du programme dédié à l'irrigation, démontrant l'engagement du gouvernement à concrétiser cette vision stratégique. L'intensification de la culture irriguée est au cœur de la stratégie agricole nigérienne, visant à sécuriser la production de denrées essentielles telles que le riz, le maïs et le blé. Cette approche stratégique s'inscrit dans un plan quinquennal ambitieux, qui prévoit le développement d'au moins 21 000 hectares sous culture irriguée. La mise en œuvre de ces projets d'irrigation est perçue comme un levier majeur pour augmenter les rendements et diversifier les cultures.
Perspectives et défis climatiques
Un arrêt des activités agricoles de dix jours a été observé, selon les informations disponibles, suscitant des inquiétudes quant à l'impact sur les cultures en croissance. Cependant, le retour des pluies a permis de relancer les travaux sur le terrain, offrant un soulagement aux agriculteurs et aux autorités. Cette reprise est jugée clé pour le bon déroulement de la campagne agricole et pour atténuer l'impact de cette interruption, permettant aux plantes de poursuivre leur développement dans des conditions favorables. La surveillance continue des conditions météorologiques reste essentielle pour la réussite de la saison agricole.