Expulsion imminente des occupants illégaux du domaine aéroportuaire de Niamey

Photo via Anp

Une partie du domaine aéroportuaire de Niamey, la capitale du Niger, est actuellement occupée illégalement, ce qui a conduit les autorités à annoncer une expulsion prochaine. Ces occupations illicites représentent 19% de la superficie totale du domaine, selon les informations disponibles. La décision d'expulser les occupants est motivée par des raisons de sécurité directement liées au fonctionnement de l'aéroport, un point clé pour la sûreté des opérations aériennes et la protection des infrastructures stratégiques.

Contexte foncier et occupation

Quatre lotissements ont été illégalement établis sur le domaine aéroportuaire de Niamey, selon les autorités. Cette occupation foncière illicite concerne une zone identifiée par le titre foncier numéro 784. Le document foncier numéro 784 délimite précisément le périmètre du domaine de l'aéroport, dont des portions sont désormais construites de manière non autorisée. Ces lotissements représentent une part significative des 19% de la superficie totale du domaine aéroportuaire qui sont actuellement sous occupation illégale, selon les informations disponibles. La présence de ces structures sur un terrain vital pour les opérations aéroportuaires soulève des questions de sécurité et de conformité réglementaire, menaçant potentiellement la fluidité et la sûreté du trafic aérien.

Les quatre lotissements spécifiquement identifiés comme étant installés illégalement sur le domaine aéroportuaire de Niamey sont Mutram, Alpha Djadi, extension Alpha Djadi et extension kobontafa. Ces dénominations précises permettent de localiser les zones concernées par les mesures d'expulsion. La situation a été qualifiée d'urgence par les autorités, compte tenu des risques inhérents à la proximité d'habitations et d'activités non contrôlées avec les installations aéroportuaires.

L'échéance de l'expulsion

Les populations concernées par cette occupation illégale du domaine aéroportuaire de Niamey doivent être expulsées d'ici le 31 mai 2026. Cette échéance a été fixée par les autorités pour libérer les portions de terrain occupées, notamment dans les lotissements identifiés. La mesure vise à restaurer la pleine intégrité du domaine aéroportuaire, essentiel pour la sécurité et le bon fonctionnement des infrastructures aériennes de la capitale nigérienne. Les zones ciblées incluent des portions des lotissements Mutram, Alpha Djadi, extension Alpha Djadi et extension kobontafa, ainsi que des parties de Liboré. Cette date butoir accorde un délai aux occupants pour se reloger et organiser leur départ, tout en soulignant la détermination des autorités à faire respecter la légalité foncière et les normes de sécurité aéroportuaire.

Rencontre avec les populations

Le gouverneur de la région de Niamey, Hamza Harouna Adamou, a rencontré le 7 mai 2026 les habitants des quatre lotissements concernés par l'expulsion. Ces lotissements sont identifiés comme Mutram, Alpha Djadi, extension Alpha Djadi et extension kobontafa. Après cette rencontre, le gouverneur a tenu une conférence de presse pour détailler les actions envisagées et communiquer les raisons de cette décision aux médias et au public. Cette démarche de consultation et d'information vise à assurer la transparence du processus et à expliquer les impératifs de sécurité qui sous-tendent l'expulsion.

« Cette initiative, devant permettre de déguerpir les populations occupant illégalement le titre foncier numéro 784, s’inscrit dans le cadre des mesures urgentes visant à garantir la sécurité des populations elles-mêmes et à renforcer la sécurité des infrastructures stratégiques du Niger », a déclaré le gouverneur de la région de Niamey. Cette démarche vise à clarifier la situation auprès des occupants et à expliquer les raisons de la décision d'expulsion, mettant en avant la protection des citoyens et des biens publics.

Justifications de l'évacuation

Les lotissements concernés par l'expulsion sont érigés sur des terrains attribués à l'Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) depuis 1953. Cette information, essentielle pour comprendre la légalité de l'occupation, note l'ancienneté de l'affectation de ces parcelles au domaine aéroportuaire. La présence de ces constructions sur un terrain dont la vocation première est la sécurité aérienne constitue une des justifications principales de la décision des autorités d'engager le processus d'évacuation des populations. L'attribution de ces terres à l'ASECNA il y a plus de soixante-dix ans atteste d'une planification à long terme pour la gestion de l'espace aérien et des infrastructures au Niger, rendant l'occupation actuelle illégale et dangereuse pour la navigation.