Le Centre Opérationnel de Veille, d'Alerte et de Conduite des Crises (COVACC) a émis le samedi 13 juin 2026 une alerte concernant les risques liés aux inondations, aux vents violents, à la foudre, aux effondrements et aux noyades à travers le Niger. Cette mise en garde intervient alors que le pays se prépare à la saison des pluies. Le COVACC a appelé la population à la prudence, déclarant : « Rester à l’écoute des informations sur l’état de vigilance météo et des messages d’alerte du COVACC, à évacuer les zones inondables et les maisons inondées, à évacuer les eaux de pluie des cours inondées, et à Protéger les infrastructures essentielles et bien fixer les toitures des bâtiments. Le COVACC invite également la population à éviter de se mettre à l’abri sous des infrastructures et les murs fragiles ; à éviter de s’abriter sous les arbres, à éviter de s’approcher des pylônes pendant la pluie, de traverser les koris en crue et interdire la baignade, et enfin, en cas de danger, de s’abriter en lieu sûr, appeler le 18 et informer les autorités locales. »
Alerte et bilan des intempéries
Les statistiques de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), arrêtées au 13 juin 2026, révèlent un bilan humain déjà préoccupant. Selon ces chiffres, les intempéries ont entraîné la mort de sept personnes et fait vingt-neuf blessés. Ces victimes sont principalement le résultat d'effondrements de structures et de foudroiements survenus dans diverses localités du Niger. Ces données soulignent l'impact immédiat des fortes pluies et des phénomènes météorologiques associés, confirmant les risques évoqués par le Centre Opérationnel de Veille, d'Alerte et de Conduite des Crises. La situation met en lumière la vulnérabilité des habitations et des populations face à ces événements naturels.
Impact sur les populations et l'élevage
Les intempéries ont lourdement affecté les populations et leurs biens dans plusieurs régions du Niger. Environ 220 ménages, représentant un total de 1 476 personnes, ont été impactés par les pluies torrentielles. Les régions les plus touchées sont Niamey, Dosso, Tahoua et Zinder, où les habitations et les infrastructures ont subi des dégâts considérables. Cette situation met en évidence la vulnérabilité des communautés face aux phénomènes climatiques extrêmes, nécessitant une réponse rapide pour venir en aide aux sinistrés. Les autorités locales évaluent actuellement l'ampleur des destructions et organisent l'assistance aux personnes déplacées ou dont les logements sont devenus inhabitables.
Recommandations des autorités
Face à cette situation, les autorités nigériennes ont formulé des recommandations cruciales pour la population. Le Centre Opérationnel de Veille, d'Alerte et de Conduite des Crises (COVACC) a notamment exhorté les citoyens à rester informés des vigilances météorologiques et des messages d'alerte. Il a également conseillé l'évacuation des zones et maisons inondables, ainsi que le dégagement des eaux de pluie des cours. Parmi les mesures préventives, le COVACC a insisté sur la protection des infrastructures essentielles et le bon arrimage des toitures. Les habitants ont été appelés à ne pas s'abriter sous des structures ou des murs fragiles, ni sous les arbres, et à éviter les pylônes électriques durant les averses. Il est par ailleurs interdit de traverser les koris en crue et de s'y baigner. En cas de danger, le numéro à composer est le 18, et il est demandé d'informer les autorités locales.
Contexte des pluies diluviennes
Les fortes pluies au Niger ont également eu un impact significatif sur l'élevage, un secteur clé pour l'économie locale. Selon les statistiques, soixante-deux têtes de bétail ont été perdues à travers les régions affectées. Ces pertes représentent un coup dur pour les éleveurs, dont les moyens de subsistance dépendent directement de leurs troupeaux. La disparition de ce bétail contribue à aggraver la situation économique des populations déjà éprouvées par les inondations et les dégâts matériels. Les autorités continuent d'évaluer l'étendue des répercussions sur ce secteur vital.