Le Centre de Production Pénitentiaire de Daïkana : un modèle pour la réinsertion

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions, M. Alio Daouda, a dirigé une mission conjointe à Tillabéri le mercredi 12 août 2026. Cette visite s'inscrivait dans le cadre d'une initiative visant à promouvoir la réinsertion des détenus. Le gouverneur de la région, Colonel Maïna Boukar, a accueilli le ministre et sa délégation. La mission, conduite par M. Alio Daouda, s'est déroulée le mercredi 12 août 2026 et a marqué une étape importante dans l'engagement du gouvernement pour l'amélioration du système pénitentiaire.

La délégation comprenait également l'Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Niger, M. André Carsten, ainsi que la Coordinatrice résidente par intérim du système des Nations Unies au Niger, Mme Djanabou Mahondé, et le Représentant résident du PNUD au Niger, l'Administrateur associé HAOLING Xu. Cette composition note l'importance et le soutien international accordés à cette initiative. M. Alio Daouda a déclaré que « l’objectif est de permettre aux détenus de sortir avec un métier, un savoir-faire, une activité et des valeurs leur permettant de devenir des citoyens autonomes et respectueux de la loi ». Cette vision met en lumière l'ambition du programme de transformer la vie des détenus bien au-delà de leur période de détention. M. André Carsten, pour sa part, a souligné la nature des projets en les qualifiant de « concrets, visibles et tangibles », insistant sur l'impact direct et mesurable des actions entreprises. Le programme est financé par le Royaume des Pays-Bas, témoignant de l'engagement de ce pays en faveur du développement et de la réforme pénitentiaire au Niger.

Infrastructures et Objectifs du Centre

Le Centre de Production Pénitentiaire de Daïkana, implanté sur une superficie de 3,24 hectares, vise à améliorer les conditions de vie des détenus, à promouvoir leur formation et leur autonomie, et à faciliter leur réinsertion socio-économique. L'infrastructure de ce centre constitue une composante clé du Programme de Renforcement du Système Pénitentiaire du Niger (PRESPEN). Le PRESPEN a pour but d'améliorer les conditions de vie des détenus, de promouvoir leur formation et leur autonomie, et de faciliter leur réinsertion socio-économique, s'inscrivant ainsi dans une démarche globale de réforme. Le centre de production pénitentiaire de Daïkana est situé sur une superficie de 3,24 hectares, offrant un espace conséquent pour ses diverses activités.

Le site de Daïkana comprend un centre commercial et un bloc administratif. Il intègre également une unité de décorticage de riz, un magasin de stockage d'intrants, ainsi qu'une unité de production d'aliments pour volailles. Pour soutenir l'élevage, une guérite de biosécurité pour la ferme avicole et une station d'eau autonome ont été mises en place. Ces installations sont destinées à offrir aux détenus des opportunités de formation professionnelle et de développement de compétences pratiques. Les infrastructures du centre, incluant le centre commercial, le bloc administratif, l'unité de décorticage de riz, le magasin de stockage d'intrants, l'unité de production d'aliments pour volailles, la guérite de biosécurité pour la ferme avicole et la station d'eau autonome, sont conçues pour créer un environnement propice à l'apprentissage et à la production.

Formation et Réinsertion des Détenus

Le programme mis en œuvre vise à améliorer les conditions de vie des détenus et à faciliter leur réinsertion dans les secteurs socio-économiques fondamentaux. Une session de formation était en cours pour les détenus, axée sur l'utilisation des équipements disponibles. Cette formation était dispensée par des techniciens des Ministères de la Formation Professionnelle et de l'Agriculture et de l'Élevage. Cette approche pratique permet aux détenus d'acquérir des compétences directement applicables sur le marché du travail. Le programme se concentre spécifiquement sur l'amélioration des conditions de vie des détenus et leur réintégration dans les secteurs socio-économiques de base, offrant une voie vers une vie post-détention productive.

Un film documentaire a été projeté au centre commercial, présentant les principales réalisations du projet. Des certificats de formation ont été décernés à deux groupes de détenus, reconnaissant leurs acquis dans le cadre du programme PRESPEN. La remise de ces certificats symbolise la reconnaissance officielle des compétences acquises par les détenus. Parmi les anciens détenus ayant bénéficié de ces initiatives, certains sont devenus employeurs. Un ancien détenu a embauché deux personnes, tandis qu'un autre en emploie onze, illustrant les retombées concrètes de la formation. Ces exemples concrets de réinsertion réussie démontrent l'efficacité du programme dans la transformation des vies et la contribution positive à l'économie locale.

La création d'une coopérative pour les anciens détenus de Daïkana est proposée. Cette structure est destinée à soutenir leur intégration socio-professionnelle après leur libération. La proposition de créer une coopérative pour les anciens détenus de Daïkana vise à consolider leur intégration socio-professionnelle, leur offrant un cadre de soutien et de développement mutuel.

Soutien International et Perspectives

La mission s'est rendue au centre de production pénitentiaire de Daïkana, situé dans la région de Tillabéri. Ce programme bénéficie d'un financement du Royaume des Pays-Bas et est mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Le Centre de Production Pénitentiaire de Daïkana est un exemple de l'engagement des partenaires internationaux dans le renforcement du système pénitentiaire local. Son modèle est envisagé pour d'autres initiatives futures. Le programme est mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), assurant une expertise et une gestion conformes aux standards internationaux. Le ministère de la Justice a ainsi indiqué son intention de lancer prochainement un appel d'offres. Cet appel d'offres concernera le financement du Centre de Production Pénitentiaire de Mayahi, qui sera établi dans la région de Maradi. Cette expansion potentielle reflète la volonté d'appliquer les principes et les succès observés à Daïkana à d'autres établissements pénitentiaires du pays. L'intention du Ministère de la Justice de lancer un appel d'offres pour le financement du Centre de Production Pénitentiaire de Mayahi, dans la région de Maradi, note l'ambition d'étendre ce modèle réussi à d'autres régions du Niger.