Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce et de l’Industrie, a signé un arrêté le 12 octobre 2026 interdisant l’exportation de super essence et de diesel au Niger. Cette décision officielle vise à garantir la disponibilité des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national. Les autorités nigériennes cherchent par cette mesure à renforcer la stabilité de l’approvisionnement intérieur. La SONIDEP et la SORAZ, acteurs clés du secteur énergétique basés à Niamey, sont directement concernées par cette interdiction visant à protéger le marché domestique face aux tensions logistiques. Les autorités confirment que cette nouvelle réglementation sur les carburants est entrée en vigueur immédiatement après sa signature par le ministère.
Priorité à l'approvisionnement national
L’article premier de l’arrêté ministériel stipule explicitement que « la production nationale du gasoil et de l’essence super assure prioritairement l’approvisionnement du marché national ». Cette directive impose une obligation stricte de privilégier les consommateurs locaux avant toute autre destination commerciale pour les ressources énergétiques raffinées au Niger.
La gestion des excédents éventuels fait l’objet d’un encadrement rigoureux. Le texte de l’arrêté ministériel précise qu’« en cas de surplus de production du Gasoil et de l’essence super, la vente par la SONIDEP et la SORAZ pour l’exportation ferait l’objet d’une autorisation spéciale du Ministre chargé du Commerce ». La SONIDEP et la SORAZ doivent donc désormais soumettre toute intention d’exportation à l’approbation directe du ministère, qui conserve le pouvoir discrétionnaire d’autoriser ou de refuser ces opérations selon l’état des stocks disponibles sur le territoire.
Le contrôle de cette nouvelle réglementation mobilise les services de l’État. Les agents du ministère du Commerce, les agents des Douanes ainsi que les membres des Forces de défense et de sécurité sont habilités à veiller au strict respect de l’interdiction d’exportation. Ces corps de contrôle disposent du mandat nécessaire pour intervenir sur le terrain et prévenir toute sortie illicite de carburants hors des frontières nationales.
Cette mesure répond directement aux perturbations récentes enregistrées dans la chaîne d’approvisionnement en hydrocarbures. Ces difficultés d’approvisionnement avaient provoqué des ruptures de stocks au sein de plusieurs stations-service situées à Niamey. L’arrêté vise à prévenir la répétition de ces pénuries en sanctuarisant la production domestique pour les besoins des usagers nigériens.