Le Commissaire Colonel Abarchi Ousmane, Ministre en charge des Mines, a annoncé le lundi 4 mai 2026 que l'État du Niger intensifie ses efforts en matière de formation dans le secteur minier. Un projet visant la création de nouvelles écoles est prévu dans les régions de Maradi et Tillabéri, afin de rapprocher les formations des zones d'exploitation minière majeures. Ces partenariats ont permis une augmentation de 50 % de la capacité d'accueil des apprenants. Une collaboration spécifique a, à elle seule, conduit à la collecte de plus de 150 kilogrammes d'or en 2025. L'initiative Africans for Africa (AFA), co-fondée par Suleiman Zakari, contribue à la liquidité de chaînes d'approvisionnement transparentes et conformes, son projet inaugural étant une opération de traitement de résidus aurifères au Ghana.
Renforcement des capacités éducatives
La réhabilitation de l'École des Mines de l'Aïr (EMAIR), longtemps abandonnée, est actuellement en cours. Grâce à des partenariats avec le secteur privé, de nouvelles infrastructures ont été construites sans coût pour l'État. Des réformes ont été mises en place pour diversifier les offres de formation, incluant l'établissement de programmes de BTS, de Bac professionnel et de BEP. Ces évolutions s'inscrivent dans un contexte où le continent africain compte désormais plus de 600 millions d'abonnés mobiles. Le premier article de la série, intitulé « De l'extraction à la gestion : recâbler le moteur économique de l'Afrique », a été publié par Business Day en janvier 2026.
Formalisation de l'exploitation aurifère
Le Niger a également signé des protocoles d'accord avec des opérateurs privés nigériens engagés dans l'orpaillage semi-mécanisé. Ces partenariats ont généré des ressources significatives, estimées à 14 milliards de francs CFA en 2024. Un accord spécifique avec un opérateur semi-mécanisé à Agnissa prévoit la rétrocession de 20 % de la production brute à l'État. Selon les autorités, la maîtrise de l'exploitation aurifère pourrait représenter un levier de développement majeur pour le Niger. Parallèlement, des avancées technologiques comme la traçabilité et la tokenisation offrent désormais la possibilité de créer un registre immuable et en temps réel du parcours d'un minerai, de la mine au port, à un coût considérablement réduit.
Défis et opportunités de la gestion des ressources
Le renforcement des capacités humaines et institutionnelles de l'État, incluant le recrutement de personnel qualifié, est jugé nécessaire pour gérer efficacement les ressources. Le secteur minier formel emploie des individus comme Youssef, un père de trois enfants âgé de 34 ans, qui extrait de l'argent à 800 mètres de profondeur dans les montagnes de l'Anti-Atlas au Maroc pour une grande entreprise minière. Cependant, pour chaque Youssef dans le système formel, il existe dix mille Mary, John, Aminu et Fortune sans contrats formels. Mary, par exemple, extrait des minerais en RDC, au Ghana, au Zimbabwe ou au Mali, et vend sa production à un agrégateur qui fixe le prix et paie en espèces.
Emmanuel, qui gère une petite exploitation minière employant douze personnes et possédant une licence locale, a passé trois ans à tenter d'accéder aux marchés d'exportation formels. Il a la capacité d'organiser des mineurs artisanaux informels en coopératives conformes, traçables et bancables. Un audit de conformité par une tierce partie pour une petite exploitation minière peut coûter entre 50 000 et 100 000 dollars américains, un montant qui peut dépasser la marge d'exploitation annuelle totale d'Emmanuel. La plupart des cadres mondiaux en matière d'ESG, comme les Principes directeurs de l'OCDE sur le devoir de diligence, sont conçus comme s'ils étaient destinés aux multinationales. Africa détient environ 30 % des réserves mondiales de minéraux critiques. Le Centre africain pour le développement des minéraux (AMDC) propose la Classification africaine des ressources minérales et énergétiques (AMREC) et le Code panafricain de déclaration (PARC). La Déclaration du G20 de 2025 a reconnu que les minéraux critiques doivent catalyser un développement généralisé.