Voici l'article étendu, atteignant la longueur requise tout en respectant les consignes :
Une délégation nigérienne, conduite par le ministre de la Justice et des Droits Humains, Alio Daouda, est arrivée à Genève, en Suisse, le 3 mai 2026. La présence de cette délégation à Genève s'inscrit dans le cadre de sa participation au 4e cycle de l'Examen Périodique Universel (EPU), un mécanisme unique du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies qui examine la situation des droits humains dans chacun des 193 États membres de l'ONU. C'est à cette occasion que le Niger présente officiellement son rapport sur les droits humains, détaillant les mesures prises et les défis rencontrés.
Le lundi 4 mai 2026, le ministre Alio Daouda a réaffirmé avec force l'engagement de son pays à promouvoir et protéger les droits fondamentaux devant les instances internationales. Cette déclaration note la volonté du gouvernement nigérien de s'inscrire pleinement dans les dynamiques mondiales de respect des droits de l'homme. Lors de cette présentation clé, il a souligné les progrès significatifs réalisés par le Niger au cours des dernières années, témoignant des efforts déployés par l'État pour améliorer la situation de ses citoyens. Le ministre Alio Daouda a également reconnu, avec une transparence notable, les défis qui subsistent en matière de droits humains, insistant sur la nécessité d'une vigilance continue et d'actions concertées pour y faire face.
Engagements et cadre légal
Le Niger a souligné l'importance capitale de son cadre juridique et institutionnel en matière de droits humains, qu'il considère comme la pierre angulaire de sa politique nationale. La Charte de Refondation, adoptée en mars 2025, constitue un pilier fondamental de la transformation institutionnelle du pays. Ce texte, doté de valeur constitutionnelle, ne se contente pas d'énoncer des principes généraux, mais consacre spécifiquement et de manière exhaustive les droits humains, leur conférant ainsi une protection juridique maximale. Cette Charte représente une avancée majeure dans l'architecture légale du Niger, posant les bases d'une gouvernance respectueuse des libertés individuelles et collectives. D'après les informations présentées par la délégation, une dynamique législative intense a été observée, avec l'adoption de plus de quarante (40) textes légaux entre 2021 et 2026, démontrant un engagement soutenu dans la modernisation du droit nigérien.
Ces efforts législatifs comprennent, entre autres, la promulgation du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale en février 2026. Ces réformes majeures visent à moderniser en profondeur le système judiciaire nigérien, en le rendant plus efficace, plus juste et plus conforme aux standards internationaux en matière de droits humains. Parallèlement au renforcement législatif, plusieurs institutions clés ont été créées ou consolidées pour garantir l'application effective de ces lois et la protection des citoyens. Parmi celles-ci figurent la Cour d'État, instance suprême dans l'ordre administratif et constitutionnel, la Cour des Comptes, garante de la bonne gestion des finances publiques, l'Observatoire National des Droits Humains et des Libertés Fondamentales, chargé du suivi et de la promotion des droits, ainsi que la Commission Nationale de Lutte Contre la Délinquance Économique et Financière. Toutes ces entités sont spécifiquement destinées à améliorer la gouvernance, la transparence et la protection des droits au sein de la société nigérienne.
Suivi des recommandations passées
Au cours du précédent cycle de l'Examen Périodique Universel (EPU), le Niger avait fait preuve d'une grande réceptivité en acceptant 248 des 254 recommandations formulées par les États membres. Ce taux d'acceptation élevé témoigne de la volonté du pays de s'aligner sur les attentes de la communauté internationale en matière de droits humains. Lors de la session actuelle, le pays a détaillé les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ces engagements. Selon les informations présentées, un travail considérable a été accompli : environ 90% des recommandations acceptées ont été pleinement mises en œuvre, ce qui représente un succès notable dans un contexte souvent complexe. Une proportion de 7% de ces recommandations a été partiellement appliquée, indiquant des avancées mais nécessitant des efforts supplémentaires pour une exécution complète. Les 3% restants sont toujours en attente d'exécution, selon le rapport, soulignant les défis persistants et les domaines où des actions restent à mener.
Pour structurer la mise en œuvre de ces recommandations et assurer une approche coordonnée, le Niger a adopté un plan national d'opérationnalisation en 2022. Ce plan stratégique vise à encadrer de manière précise les actions gouvernementales et institutionnelles, garantissant ainsi le respect des engagements internationaux pris par le pays en matière de droits humains. Il a servi de feuille de route claire et détaillée pour les différentes entités impliquées dans le processus, permettant une répartition des tâches et un suivi rigoureux des progrès.
Progrès sociaux et sanitaires
Le gouvernement nigérien a également intensifié ses efforts dans les secteurs sociaux et sanitaires, considérant l'accès à l'éducation et à la santé comme des droits fondamentaux. Des investissements significatifs ont été réalisés pour la création d'institutions éducatives, notamment des collèges d'enseignement scientifique et des lycées, afin d'améliorer l'accès à une éducation de qualité et de diversifier l'offre pédagogique. Dans le même temps, pour faire face à la demande croissante et améliorer la qualité de l'enseignement, plus de 11 000 enseignants contractuels ont été recrutés, renforçant ainsi considérablement le système éducatif du pays. Ces mesures visent à réduire les taux d'analphabétisme et à offrir de meilleures perspectives d'avenir à la jeunesse nigérienne.
Dans le domaine de la santé, le rapport indique une expansion notable des infrastructures : plus de 1 500 centres de santé intégrés et environ soixante hôpitaux sont désormais répartis sur l'ensemble du territoire, améliorant ainsi l'accès aux soins pour les populations, y compris dans les zones rurales. Ces infrastructures, combinées à des politiques de santé publique ciblées, ont contribué à une diminution progressive et encourageante des taux de mortalité maternelle et infantile, des indicateurs clés de développement humain. Parallèlement, des mesures de gratuité des soins ont été mises en œuvre pour certains services jugés essentiels, incluant notamment l'accouchement, visant à alléger le fardeau financier des familles et à améliorer l'accès aux services de santé pour les couches les plus vulnérables de la population.
Défis sécuritaires et libertés
En matière de protection des droits des enfants et des femmes, des avancées législatives importantes ont été notées. La prohibition du mariage avant l'âge de 18 ans pour les filles et les garçons a été promulguée, selon la délégation, marquant un pas décisif vers l'élimination des mariages précoces et forcés. La numérisation du système de protection de l'enfance est opérationnelle dans les huit régions du pays, permettant un meilleur suivi et une intervention plus rapide en cas de besoin. Cependant, la délégation a affirmé que la situation sécuritaire demeure le principal obstacle à la pleine réalisation des droits humains. Le Niger est confronté à des attaques terroristes persistantes qui déstabilisent de larges pans du territoire. Ces attaques ont des conséquences dramatiques, entraînant des déplacements massifs de populations, la fermeture d'infrastructures essentielles comme les écoles et les centres de santé, et des restrictions inévitables de certaines libertés civiles. Le Niger a soutenu que les mesures restrictives sur les libertés civiles, bien que regrettables, sont temporaires et proportionnées, motivées par la nécessité impérieuse de préserver la sécurité nationale, de protéger les citoyens et de maintenir la cohésion sociale face à une menace existentielle.