Le Président Tiani dénonce un complot occidental visant à diviser le Mali, le Burkina Faso et le Niger

Photo via Anp

Le Président Abdourahamane Tiani a alerté le 13 novembre 2025 sur un prétendu complot occidental visant à diviser le Mali, le Burkina Faso et le Niger. S'exprimant publiquement, le dirigeant nigérien a affirmé que ce plan était déjà en cours d'exécution dans la région du Sahel. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et de rapprochement entre les trois pays sahéliens, qui ont récemment renforcé leurs liens sécuritaires et économiques. Le Général d’armée Tiani a insisté sur la nécessité pour ces nations de rester unies face à ce qu'il perçoit comme des manœuvres extérieures. Il a déclaré sans équivoque : « c’est ce plan qui est en cours... », soulignant la conviction que les événements actuels dans la région s'inscrivaient dans cette stratégie dénoncée.

Nature du complot dénoncé

Le Président Abdourahamane Tiani a exposé les détails d'un plan attribué aux « occidentaux », visant à semer la discorde entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Selon ses déclarations, ce stratagème aurait des objectifs distincts pour chaque nation, conçus pour affaiblir leur souveraineté et leur intégrité territoriale. Le dirigeant nigérien a affirmé que pour le Mali, l'intention était d'abord de l'attaquer, puis de le « balkaniser » en quatre émirats distincts. Cette balkanisation impliquerait la création de nouvelles entités territoriales ou l'autonomisation de régions existantes sous des régimes spécifiques. Ces entités désignées seraient l'Azawad, le Massina, le Tombouctou et le Serma-Gourma, des noms qui résonnent avec des réalités géographiques et historiques au Mali.

Pour le Burkina Faso et le Niger, le Général d’armée Tiani a précisé que le plan ne prévoyait pas une balkanisation similaire à celle envisagée pour le Mali, mais une autre forme de déstabilisation et de contrôle. Au lieu de cela, l'objectif serait de placer chacun de ces pays sous l'autorité d'un émir. Cette allégation suggère une tentative de modifier les structures de gouvernance actuelles pour imposer des régimes non démocratiques ou sous influence extérieure. Ces allégations ont été formulées publiquement par le Président Tiani, qui a insisté sur la nature prétendument orchestrée de cette division régionale et sur les ramifications profondes que de tels changements auraient sur la stabilité et l'autonomie des nations concernées.

Contexte de l'alerte

L'alerte du Président Tiani est intervenue lors d'une tournée qu'il effectuait à travers le pays, s'adressant directement aux forces de défense et de sécurité. Ce choix d'audience est significatif, car il met en lumière l'importance de la sécurité nationale dans le discours du dirigeant et vise à mobiliser les acteurs militaires contre les menaces perçues. Devant ces troupes, le dirigeant nigérien a détaillé ce qu'il a présenté comme des menaces extérieures visant la stabilité de la région, soulignant la nécessité d'une vigilance accrue et d'une cohésion nationale face à ces défis. La tournée elle-même visait probablement à renforcer le moral des troupes et à consolider le soutien interne à sa politique.

Cette mise en garde s'inscrit également dans le contexte d'une attaque terroriste survenue au Mali "cette semaine", par rapport à la date de l'alerte du 13 novembre 2025. L'incident malien, dont la nature et la cible n'ont pas été précisées par le Président Tiani, a été cité comme un exemple des manœuvres en cours dans la région du Sahel, servant de preuve tangible, selon le dirigeant nigérien, de l'exécution du complot. En reliant directement cette attaque à un plan plus vaste, le Président Tiani a cherché à donner un sens et une explication aux violences qui secouent la région, les attribuant à une ingérence extérieure délibérée.

Implications et mise en garde

Le Président Tiani a qualifié ce plan de « perfide et machiavélique », des termes qui traduisent une profonde méfiance et une condamnation morale des intentions qu'il attribue aux acteurs occidentaux. L'usage de ces adjectifs note la gravité et la nature insidieuse de la stratégie dénoncée, impliquant une duplicité et une malveillance dans les actions présumées. Selon le dirigeant nigérien, cette stratégie viserait à déstabiliser intentionnellement la région du Sahel, créant un chaos propice à l'atteinte des objectifs de balkanisation et de mise sous tutelle. Une telle déstabilisation aurait des conséquences désastreuses sur les populations et les économies locales, exacerbant les crises humanitaires et sécuritaires existantes.

Il a précisé que la décision de mettre en œuvre ce plan aurait été prise « 3-4 mois » avant sa déclaration, soit aux alentours d'août 2025. Cette temporalité suggère une planification récente et délibérée, renforçant l'alerte émise par le Général d'armée Tiani concernant la sécurité et la souveraineté des nations sahéliennes. Cette précision chronologique vise à donner du poids à ses allégations, en situant le début de l'exécution du complot à une période spécifique. La dénonciation publique de ce plan par le Président Tiani peut être interprétée comme une tentative de mobiliser l'opinion publique et les dirigeants des pays concernés contre ce qu'il considère comme une menace existentielle pour la région.

Détails de publication

L'article rapportant ces déclarations a été publié le 2 mai 2026. À ce jour, il comptabilise 16 vues, indiquant un intérêt initial mais limité de la part des lecteurs. Sa lecture est estimée à une durée de 3 minutes, suggérant un format concis et informatif pour le public.