Hadjo, veuve âgée de 65 ans, vit à Niamey où elle assure quotidiennement le travail du gravier pour subvenir aux besoins de sa famille. Cette mère de cinq enfants gère seule son foyer tout en exerçant cette activité manuelle exigeante. Son parcours illustre les conditions de vie précaires auxquelles font face de nombreuses femmes dans la capitale nigérienne. Chaque journée de labeur lui permet de maintenir son autonomie financière malgré son âge avancé et les responsabilités liées à sa progéniture. Hadjo poursuit son engagement dans ce secteur informel afin d'assurer la subsistance de ses proches dans un environnement économique complexe. Son quotidien se partage ainsi entre les tâches domestiques et les heures passées à traiter les matériaux sur les sites de production locaux.
Pour cette femme de 65 ans, la journée commence bien avant que le soleil ne soit à son zénith. En tant que veuve et mère de cinq enfants, elle porte sur ses épaules la responsabilité entière de la survie de son foyer. Ce rôle de pilier familial l'oblige à une discipline rigoureuse au quotidien, où chaque geste compte pour assurer les revenus nécessaires à la vie de sa famille. Niamey, par son expansion et ses besoins constants en matériaux de construction, offre le cadre de ce travail pénible.
Une activité manuelle exigeante
Hadjo exerce quotidiennement son activité sur les sites de production de Niamey. Son travail consiste à collecter, concasser puis tamiser le gravier et les agrégats extraits du sol. Ces étapes manuelles répétitives permettent de transformer la pierre brute en matériaux destinés à la construction.
Le processus est particulièrement éprouvant physiquement. Sous le climat de la capitale, Hadjo manipule les outils nécessaires pour extraire les pierres du sol avant de procéder à leur concassage. Ce travail de transformation est une tâche de longue haleine qui demande une endurance constante. Une fois les pierres réduites à une granulométrie adaptée, elle procède au tamisage, une étape clé pour obtenir des agrégats de qualité, conformes aux attentes des constructeurs locaux qui viennent s'approvisionner sur ces sites.
La vente de cette production constitue la source principale de revenus pour son foyer. Un sac de gravier est vendu par Hadjo pour un montant situé entre 750 et 1 000 FCFA. Ce prix varie en fonction du volume de travail fourni et des exigences des acheteurs présents sur place. La fluctuation de ce tarif reflète la réalité du marché informel où la négociation directe avec les clients joue un rôle déterminant dans la rentabilité de sa journée.
Les tas de pierres, constitués après le tri et le concassage, sont également commercialisés pour 1 500 FCFA. Le coût final de ces lots dépend directement de la quantité de matériaux accumulés et des conditions spécifiques de la vente conclue avec les clients. Pour Hadjo, la vente de ces tas de pierres représente un effort supplémentaire, nécessitant une accumulation patiente de matériaux au fil des heures. Cette activité, bien que physiquement exigeante et marquée par l'incertitude des revenus quotidiens, demeure l'unique levier dont dispose cette mère de famille pour maintenir son autonomie et subvenir aux besoins essentiels de ses cinq enfants. Chaque sac vendu ou chaque tas de pierres cédé aux acheteurs constitue une étape franchie dans son combat quotidien pour la stabilité de son foyer.