Le secteur de la formation professionnelle au Niger : défis et perspectives

Au Niger, le secteur de la formation professionnelle concerne un total de 96 386 apprenants, dont 42 973 filles, selon les données du ME/FT/P pour la période 2025-2026. Cette population d'apprenants, comprenant 44,58% de filles dans les établissements publics du ME/FT/P, est confrontée à plusieurs défis majeurs. Parmi ceux-ci, il est noté que les équipements et les matériels techniques utilisés sont obsolètes. Le taux d'emploi des diplômés de la formation professionnelle demeure faible.

Chiffres clés de la formation

Sur le plan des initiatives concrètes, dix-sept programmes de formation professionnelle ont été révisés ou adaptés, selon les données disponibles. Cent douze formateurs ont été formés à l'utilisation d'approches par compétences (APC), renforçant ainsi les capacités pédagogiques. Concernant l'orientation des jeunes, 49 927 personnes, dont 25 780 jeunes filles, ont bénéficié de services dédiés. Parallèlement, 200 ateliers de maîtres artisans (entreprises) ont reçu un soutien en équipement. Pour l'apprentissage en alternance, 1 939 jeunes ont été placés en entreprise, notamment dans des ateliers d'artisans. Un total de 2 800 jeunes ont bénéficié d'un soutien à l'insertion professionnelle par le biais de kits collectifs. 1 781 jeunes ont été formés en apprentissage. Enfin, soixante et un centres de formation professionnelle (EFTP) ont été dotés de l'équipement nécessaire.

Obstacles structurels et financiers

Le secteur de la formation professionnelle au Niger est confronté à un financement insuffisant, incluant la non-remise de la taxe d'apprentissage, selon des observations rapportées. Le manque d'infrastructures d'accueil constitue également un obstacle majeur, limitant la capacité du système. Une pénurie de formateurs et d'encadreurs spécialisés est par ailleurs constatée, affectant la qualité de l'enseignement. Le ministère de l'Enseignement / de la Formation Technique / et Professionnelle (ME/FT/P) n'est pas impliqué dans le processus d'attribution du code des investissements, ce qui pourrait freiner le développement des partenariats. Le tissu économique local est décrit comme faible, limitant les opportunités d'emploi. Enfin, un soutien insuffisant à l'orientation et à l'insertion des diplômés de la formation professionnelle est également relevé.

Orientations et réformes futures

Quatorze accords de partenariat ont été signés dans le cadre des orientations futures du secteur. Le Conseil National de l'Enseignement et de la Formation Technique et Professionnelle (CNEFTP) tient régulièrement ses sessions. Une révision de la politique sectorielle de la formation professionnelle est prévue. Le renforcement des capacités des dispositifs de formation est également planifié. La poursuite du transfert des ressources et des compétences aux collectivités territoriales est envisagée. Le renforcement des compétences techniques et pédagogiques des formateurs et encadreurs pédagogiques figure aussi au programme. Un mécanisme de digitalisation de l'enseignement et de la formation technique et professionnelle sera mis en place. L'opérationnalisation de la Validation des Acquis de l'Expérience est une autre mesure clé. Enfin, la stratégie nationale d'orientation et d'insertion professionnelle sera validée et mise en œuvre, et un mécanisme incitatif pour l'accueil de stagiaires sera établi.

Appel à l'action ministérielle

Le ministre Prof. Farmo Moumouni a plaidé pour un financement substantiel du secteur de la formation professionnelle via des mécanismes innovants. Depuis la création du ministère en 2004, l'État a déployé des efforts considérables pour améliorer la quantité et la qualité des formations offertes.