Niamey : La municipalité impose un délai pour le développement des terrains non bâtis

Niamey : les propriétaires des terrains non mis en valeur ménacés de confiscation
Photo via Lesechosduniger

À Niamey, un arrêté a été signé le 12 mai dernier, visant à réguler le développement des terrains non bâtis au sein de la capitale. Cette mesure impose un délai aux propriétaires pour mettre en valeur leurs parcelles. Passé cette échéance, les terrains vacants pourraient être intégrés au patrimoine communal. Cette intégration est prévue à partir du 1er janvier 2027. L'arrêté, promulgué à cette date, marque une étape significative dans la gestion urbaine de Niamey, en s'attaquant directement à la problématique des terrains laissés à l'abandon.

Détails de la nouvelle réglementation

La nouvelle réglementation cible spécifiquement les terrains et parcelles non bâtis situés le long des routes pavées ou bitumées, ainsi que ceux se trouvant dans des zones résidentielles. L'ordonnance du 12 mai précise que ces terrains doivent faire l'objet d'un développement par leurs propriétaires. Les parcelles concernées par cet arrêté sont définies comme étant non construites et implantées soit le long d'axes routiers goudronnés, soit dans des quartiers résidentiels déjà pourvus en infrastructures essentielles telles que l'eau, l'électricité, l'assainissement et les réseaux routiers. Cette spécification vise à cibler les zones où l'absence de construction entrave le développement urbain et l'accès aux services.

Parmi les zones résidentielles affectées par cette mesure figurent notamment Bobiel, Cité Caisse, Cité Chinoise, Cité Fayçal-Koweït, Couronne Nord, Dar Es Salam, Gawey, Koira Kano, Lazaret, Madina, Maison Économique, Plateau, Poudrière, Sabon Gari, Terminus, Yantala Haut, Yantala Bas et Wadata. La liste exhaustive de ces quartiers note l'étendue de la mesure et son impact potentiel sur une large partie du tissu urbain de Niamey. Les autorités ont clairement délimité les périmètres d'application pour éviter toute ambiguïté.

Objectifs municipaux et calendrier

La municipalité de Niamey accorde aux propriétaires un délai de six (06) mois pour développer ces parcelles non bâties. Ce délai est considéré comme suffisant pour permettre aux détenteurs de terrains de se conformer aux nouvelles exigences avant toute action municipale. Les autorités communales ont précisé que cette mesure est motivée par la nécessité de restaurer l'ordre urbain. Selon elles, il s'agit également de valoriser le foncier et de renforcer la gouvernance foncière, des éléments jugés essentiels pour le développement durable de la capitale nigérienne. La municipalité insiste sur le fait que cette démarche s'inscrit dans une vision à long terme pour l'aménagement et la modernisation de la ville.

La période de six (06) mois accordée aux propriétaires a été fixée pour leur laisser le temps d'engager les démarches nécessaires à la mise en conformité de leurs biens. Cette initiative vise à transformer les terrains inexploités en espaces utiles, contribuant ainsi à l'embellissement et à l'efficacité des zones urbaines.

Appel à la conformité des propriétaires

Les propriétaires concernés sont invités à se rapprocher de la direction des services techniques de la commune de Niamey pour obtenir des informations détaillées et les documents nécessaires à la mise en conformité de leurs terrains. La municipalité a souligné l'importance de cette démarche pour garantir le respect des dispositions de l'arrêté. Les autorités locales ont précisé que cette initiative s'inscrit dans une politique plus large de réorganisation urbaine et d'optimisation de l'utilisation des espaces fonciers disponibles au sein de la capitale. Cette régularisation vise à prévenir l'occupation anarchique et à encourager un développement harmonieux des quartiers. La collaboration des propriétaires est clé pour la réussite de cette politique publique, qui ambitionne de faire de Niamey une capitale mieux structurée et plus fonctionnelle pour ses habitants.