Niger : Bilan économique et industriel sous la Refondation

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Le ministre du Commerce et de l'Industrie, Abdoulaye Saidou, a présenté mardi 28 juillet 2026 une communication devant la plénière du Conseil consultatif de la Refondation, détaillant les avancées économiques du Niger. Cette présentation a mis en lumière les efforts du gouvernement pour stimuler la croissance et l'industrialisation du pays. Entre avril 2025 et avril 2026, 49 nouvelles unités industrielles ont été créées, représentant un investissement significatif de 465,67 milliards de FCFA. Ces nouvelles implantations témoignent d'une dynamique positive dans le secteur. Cependant, le ministre a également souligné que 34 unités industrielles sont actuellement à l'arrêt, leur réhabilitation étant jugée une priorité nationale pour maximiser la capacité de production du pays. Selon M. Saidou, cette stratégie proactive a permis "d’enregistrer plus de 500 intentions de partenariats d’affaires (B2B) entre entreprises nigériennes et étrangères", consolidant ainsi les liens économiques internationaux. Des protocoles d'accord ont été conclus avec plusieurs pays partenaires, notamment le Tchad, l'Algérie, le Maroc, la Chine et la Türkiye, ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration. Le ministre a ajouté qu'un protocole bilatéral et un comité technique sont en élaboration avec la Tunisie suite à sa visite en avril 2026, marquant une volonté d'approfondir les relations avec ce pays d'Afrique du Nord.

Dynamique industrielle et investissements

Le Niger compte actuellement 235 unités industrielles en fonctionnement sur son territoire, ce qui représente un socle important pour l'économie nationale. Ces entités prévoient collectivement la création de 6 286 emplois dans le pays, contribuant ainsi de manière significative à la réduction du chômage et à l'amélioration des conditions de vie. Pour soutenir cette croissance et encourager les investissements, des avantages fiscaux d'un montant total de 114,769 milliards de FCFA ont été accordés aux acteurs économiques dans le cadre du Code des investissements. Cette mesure vise à alléger la charge financière des entreprises et à stimuler leur développement. Plus de 500 intentions de partenariats d'affaires (B2B) ont été enregistrées, démontrant un intérêt croissant pour les collaborations entre entreprises nigériennes et étrangères, et soulignant l'attractivité du marché nigérien.

Un protocole d'accord bilatéral et un comité technique conjoint sont en cours d'élaboration avec la Tunisie, signalant une intensification des relations économiques et une diversification des partenaires du Niger. La Foire commerciale de l'AES, un événement régional majeur, a enregistré la participation impressionnante de plus de 1 000 exposants, soulignant l'attractivité de l'événement et l'engagement des entreprises dans la région du Sahel. Cet afflux de participants témoigne de la vitalité des échanges commerciaux régionaux et de l'importance croissante de l'Alliance des États du Sahel (AES) comme plateforme économique.

Soutien aux prix et à l'approvisionnement

L'État a consenti d'importants sacrifices budgétaires, s'élevant à 70,92 milliards de FCFA, pour garantir la disponibilité des hydrocarbures et stabiliser les prix du gaz de pétrole liquéfié (GPL). Grâce à cet effort financier substantiel, le GPL est commercialisé à 180 FCFA/kg au prix d'importation, une mesure essentielle pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages et des entreprises. Dans le même temps, les prix des carburants à la pompe ont été ajustés pour alléger le fardeau des consommateurs : le super 91 a vu son prix réduit de 13,34 F/L, tandis que celui du gasoil a diminué de 52,77 F/L. Ces réductions sont le fruit d'une politique gouvernementale visant à contenir l'inflation et à faciliter les activités économiques. Parallèlement, 5,41 milliards de FCFA ont été injectés pour renforcer les capacités de production et de distribution de Riz du Niger, une mesure stratégique visant à améliorer la sécurité alimentaire du pays et à réduire sa dépendance aux importations.

Contrôle du marché et des pratiques

Le marché national a fait l'objet de 5 429 opérations de contrôle qualité, une surveillance accrue pour protéger les consommateurs. Ces opérations représentent une augmentation notable de 18% par rapport aux 4 613 contrôles qualité effectués en 2024, illustrant un renforcement des mécanismes de régulation. Concernant la concurrence, 52 enquêtes sectorielles ont été menées pour identifier et corriger les pratiques anticoncurrentielles. Ce chiffre marque une progression significative de 53% comparativement aux 34 enquêtes sectorielles réalisées en 2024, témoignant d'une volonté ferme de garantir un marché équitable. Des inspections sont actuellement en cours pour investiguer les pénuries de gasoil observées à Niamey, Maradi, Tahoua, Agadez et Zinder, des régions clés du pays. L'Agence Nationale de la Concurrence et de la Consommation (ANMC) a révélé des pratiques frauduleuses de rétention ou de fausse déclaration de pénuries suite à ses inspections, soulignant la nécessité de cette vigilance. La situation des pénuries de gasoil est considérée comme globalement maîtrisée, bien qu'elle ne soit pas encore totalement résolue dans toutes les zones observées, nécessitant une attention continue.

Perspectives et partenariats internationaux

L'année 2025 a vu la création de 8 353 nouvelles entreprises au Niger, marquant une hausse significative par rapport à l'année précédente. 5 967 nouvelles sociétés avaient été enregistrées en 2024. Cette évolution représente une augmentation impressionnante de 40 % des créations d'entreprises entre 2024 et 2025, reflétant un environnement des affaires de plus en plus dynamique et attractif. Sur le plan des relations internationales, plusieurs protocoles d'accord ont été signés dans des secteurs considérés comme prioritaires pour le développement économique du pays, jetant les bases de futures collaborations fructueuses. La première édition de la Foire commerciale de l'Alliance des États du Sahel (AES) a été organisée à Niamey. L'événement a réuni un grand nombre de participants, avec plus de 1 000 exposants, soulignant les efforts du Niger pour renforcer ses liens économiques et commerciaux régionaux. Ces initiatives visent à diversifier les partenariats et à attirer des investissements, essentiels à la concrétisation des objectifs de la Refondation.