Niger et MAMICO scellent un partenariat majeur pour le projet d'uranium de Madaouela

Le Niger et la Madaouela Mining Company (MAMICO) ont concrétisé un partenariat stratégique ce mercredi 23 septembre 2026 à Niamey, par la signature officielle d'une convention minière clé pour le développement du projet d'uranium de Madaouela. Cet événement marque une étape significative pour l'État nigérien, soulignant une transition réussie d'une période caractérisée par des différends vers une collaboration constructive et prometteuse. Les déclarations faites lors de la cérémonie de signature ont clairement mis en avant cette nouvelle ère de coopération.

La signature de cette convention a été effectuée par des représentants de haut niveau des deux parties. Au nom de l'État du Niger, c'est le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane, Ministre des Mines, qui a apposé sa signature, officialisant ainsi l'engagement du gouvernement. En face, M. Hoskins Philip Ross, en sa qualité de Directeur Général de MAMICO SA/GoviEx, a représenté les intérêts d'Atomic Eagle et de la Madaouela Mining Company, soulignant l'implication de ces entités dans le projet.

Ce nouvel accord réaffirme l'engagement du Niger dans le développement de Madaouela, un gisement décrit comme un vaste projet d'uranium à haute teneur et encore largement inexploité, offrant un potentiel économique considérable pour le pays. La participation antérieure du Niger dans ce projet était de 10%, une proportion qui a été significativement revue à la hausse dans le cadre de cette nouvelle entente.

Contexte historique et résolution d'un contentieux majeur

Le chemin vers cette signature n'a pas été sans embûches. Le permis d'exploitation de grande mine d'uranium, connu sous le nom de « Madaouela I », avait été réintégré au domaine public de l'État en juillet 2024. Cette réintégration a été formellement actée par le décret n°2024-474/P/CNSP/MM, daté du 31 juillet 2024, qui a officialisé le retour de ce précieux actif minier sous le contrôle de l'État nigérien.

Un contentieux avait en effet opposé l'État du Niger à GoviEx, l'ancien titulaire du permis d'exploitation. Ce litige avait conduit à l'engagement d'une procédure d'arbitrage international, une démarche souvent longue et complexe visant à résoudre les désaccords sur les droits d'exploitation du site. Cette période de litige a mis en lumière les enjeux importants liés à la gestion des ressources minières stratégiques du pays.

Après des négociations approfondies et la résolution de ce différend, le Conseil des ministres a pris une décision clé. Le 21 août 2026, il a approuvé la réattribution du permis Madaouela I à MAMICO. Cette approbation ministérielle a été une étape déterminante, ouvrant la voie à une nouvelle phase pour le projet d'uranium et permettant la mise en place des bases de la collaboration actuelle. La résolution de ce contentieux marque ainsi un tournant, facilitant l'établissement d'un cadre de partenariat plus stable et mutuellement bénéfique.

Détails approfondis de la nouvelle convention minière

La nouvelle convention minière signée entre le Niger et MAMICO apporte des modifications substantielles à la répartition des participations au sein du projet d'uranium de Madaouela, reflétant une volonté de l'État nigérien d'accroître son rôle et ses bénéfices dans l'exploitation de ses ressources naturelles. L'État du Niger voit ainsi sa participation augmenter de manière significative, passant de 10% à un impressionnant 40% du projet. Cet accroissement de la détention de l'État marque une évolution majeure dans la gestion des ressources stratégiques du pays, assurant une part plus importante des retombées économiques.

Parallèlement, Atomic Eagle détient les 60% restants de cette coentreprise, et est chargée d'assurer le contrôle opérationnel du projet. Cette structure de participation définit clairement les rôles et responsabilités des différents partenaires dans l'exploitation future du gisement. Atomic Eagle, en tant que partenaire majeur de MAMICO, jouera un rôle central dans la mise en œuvre technique et la gestion quotidienne des opérations minières.

Un aspect financier immédiat et tangible de l'accord est le versement d'une redevance initiale forfaitaire à l'État nigérien. La convention stipule le paiement de 10 millions de dollars à l'État du Niger. Ce montant représente une contribution financière directe et immédiate à l'État dès la signature de l'accord, symbolisant le début concret du partenariat renouvelé et offrant un capital initial pour les programmes de développement nationaux.

Perspectives et engagements futurs pour un développement durable

La convention signée entre le Niger et MAMICO intègre une série d'engagements concrets visant à renforcer l'administration minière nationale et à soutenir activement le développement socio-économique local. Ces engagements dépassent la simple extraction de ressources, s'inscrivant dans une vision de développement durable et inclusif pour le Niger.

Le projet prévoit notamment la création d'environ 1 000 emplois directs et indirects, une initiative clé pour l'économie locale. Une attention particulière sera portée aux jeunes Nigériens, qui constitueront la majorité des bénéficiaires de ces opportunités d'emploi. Cette priorité donnée à l'emploi des jeunes vise à lutter contre le chômage et à favoriser l'insertion professionnelle des populations locales.

La convention met l'accent sur la promotion de l'économie locale en stipulant que la priorité sera accordée aux entreprises locales pour la fourniture de biens et de services nécessaires à l'exploitation du projet. Cette mesure vise à stimuler le tissu économique nigérien, à favoriser le transfert de compétences et à maximiser les retombées économiques pour les communautés environnantes et le pays dans son ensemble.

Atomic Eagle, en tant que partenaire de MAMICO, s'est également engagé à mobiliser les investissements et les financements internationaux requis pour le développement complet du projet. Cet engagement est essentiel pour assurer la concrétisation des infrastructures nécessaires à l'exploitation du gisement et pour garantir la pérennité des opérations. Ces mesures combinées visent à maximiser les retombées économiques et sociales du gisement d'uranium de Madaouela pour le Niger, transformant cette ressource naturelle en un moteur de croissance et de progrès pour le pays.