Niger : Lancement des examens du CFEPD et CEPE/FA 2026 avec une forte mobilisation nationale

La ministre de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Dr Elisabeth Shérif, a officiellement lancé les épreuves écrites des examens du Certificat de Fin d'Études du Premier Degré (CFEPD) et du Certificat d'Études Primaires Élémentaires/Francisation (CEPE/FA) pour la session 2026 au Niger. Cette initiative marque une étape clé dans le parcours éducatif de milliers d'élèves à travers le pays. Ces examens ont débuté avec l'épreuve de composition écrite, une étape fondamentale pour évaluer les compétences des candidats. Au total, 352 211 candidats sont inscrits à l'échelle nationale pour cette session, témoignant de l'ampleur de cet événement académique. Les épreuves se déroulent simultanément dans 1 459 centres d'examen répartis sur l'ensemble du territoire nigérien, assurant une couverture géographique étendue et un accès équitable pour tous les participants.

Répartition des candidats et inclusivité

La répartition des candidats inscrits pour cette session 2026 révèle une diversité significative. Parmi le nombre total de candidats, 29 137 proviennent des écoles franco-arabes, illustrant la pluralité des systèmes éducatifs au Niger. Un fait marquant est la forte représentation féminine : les filles représentent 50,64 % de l'effectif total des inscrits à ces examens, soulignant les efforts continus pour promouvoir l'égalité des sexes dans le système éducatif. Les candidats issus des établissements privés constituent 5,69 % de l'ensemble des inscrits, tandis que les candidats indépendants représentent une proportion plus modeste de 0,14 % de l'effectif national.

L'inclusion est également une priorité, avec la participation de candidats en situation de handicap. Cent candidats en situation de handicap sont recensés au niveau national pour ces épreuves, bénéficiant d'aménagements spécifiques pour leur permettre de composer dans les meilleures conditions. Parmi ces candidats en situation de handicap, 19 sont des malvoyants et 81 sont des amblyopes, nécessitant des supports adaptés. Cette démarche vise à garantir que chaque élève, quelles que soient ses capacités, ait la possibilité de démontrer ses acquis et de progresser dans son parcours scolaire.

La région de Niamey, la capitale, présente également des chiffres significatifs. Elle compte 44 319 candidats inscrits pour ces épreuves, ce qui en fait l'une des régions avec la plus forte concentration d'élèves. Sur ce total pour la région de Niamey, 2 926 candidats sont spécifiquement issus des écoles franco-arabes, reflétant la dynamique éducative de la ville. À Niamey, 54 candidats en situation de handicap participent également aux examens, bénéficiant d'une attention particulière de la part des organisateurs. Parmi les candidats handicapés de Niamey, 10 sont des malvoyants, 44 sont des amblyopes, 4 présentent une déficience intellectuelle et 8 sont des malentendants. Ces chiffres détaillés permettent de mesurer l'ampleur des besoins spécifiques et la nécessité d'une prise en charge adaptée pour chaque profil d'élève.

Déroulement des épreuves et centres d'examen

La région de Niamey dispose de 163 centres d'examen pour accueillir les candidats participant aux épreuves, une infrastructure essentielle pour assurer le bon déroulement de ces évaluations de masse. Au cours de cette journée inaugurale, la Dr Elisabeth Shérif, ministre de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, a effectué une visite de plusieurs de ces centres dans la capitale. Ces visites ont pour objectif de s'assurer personnellement que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir la transparence et l'équité des examens.

La ministre s'est notamment rendue à l'école de Tondi Koirey, un site spécifiquement dédié aux candidats déplacés internes. Cette initiative note l'engagement du ministère à ne laisser aucun enfant en marge du système éducatif, même dans des situations de vulnérabilité. Elle a également visité l'école de Lossougoungou, qui accueille spécifiquement les candidats en situation de handicap, afin de s'assurer du bon déroulement des épreuves et des conditions d'accueil adaptées. Des mesures telles que des épreuves en braille, des assistants pour les malvoyants, et des salles calmes pour les candidats ayant des déficiences auditives ou intellectuelles sont mises en place pour assurer leur participation effective. Ces inspections sur le terrain permettent d'évaluer l'efficacité des dispositifs mis en place et d'apporter d'éventuels ajustements.

Appel à la réussite et engagement ministériel

Le lancement officiel de ces examens a eu lieu le lundi 22 juin 2026 à l'école primaire Yantala Haut 1 de Niamey. La ministre de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Dr Elisabeth Shérif, a présidé cette cérémonie marquant le début des épreuves écrites pour le Certificat de Fin d'Études du Premier Degré (CFEPD) et le Certificat d'Études Primaires Élémentaires/Francisation (CEPE/FA) de la session 2026. Cet événement s'est déroulé dans la capitale, en présence de diverses personnalités et des premiers candidats, soulignant l'importance que les autorités accordent à l'organisation de ces évaluations scolaires nationales.

Lors de son intervention, la ministre Dr Elisabeth Shérif a adressé un message d'encouragement aux candidats, les exhortant à donner le meilleur d'eux-mêmes et à aborder les épreuves avec confiance et sérénité. Elle a également rappelé aux surveillants et aux encadreurs l'importance de leur rôle dans la garantie de la crédibilité et de la régularité des examens. L'école primaire Yantala Haut 1 a ainsi servi de cadre pour le coup d'envoi de ces épreuves qui mobilisent des centaines de milliers d'élèves à travers le Niger. La date et le lieu de cet acte inaugural ont été précisément fixés pour assurer une visibilité et une symbolique fortes à l'ouverture de cette session d'examens, réaffirmant l'engagement du gouvernement nigérien en faveur d'une éducation de qualité pour tous.