Sa Majesté le Roi Mohammed VI a accordé son pardon royal à seize supporters sénégalais, une décision annoncée officiellement le samedi 24 mai 2026 par le Cabinet Royal. Cette grâce intervient après des incidents survenus le 18 janvier 2025, lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2025) à Rabat. Le pardon royal représente un geste de clémence à l'égard de ces individus impliqués dans les troubles lors de l'événement sportif majeur, soulignant la volonté du Royaume de privilégier l'apaisement et la réconciliation.
Détails de la Libération et Réactions Officielles
Seize ressortissants sénégalais avaient été précédemment condamnés à des peines de prison allant de trois mois à un an pour leur implication dans les incidents. Ces condamnations avaient fait suite à des procédures judiciaires détaillées, reflétant la gravité des troubles constatés. Avant l'annonce du pardon royal, deux des dix-huit supporters initialement incarcérés avaient déjà purgé leurs peines et regagné le Sénégal, réduisant ainsi le nombre de personnes concernées par cette mesure de clémence royale.
Le président Bassirou Diomaye Faye a accueilli personnellement les quinze compatriotes libérés à l'Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), aux alentours d'une heure du matin le 24 mai 2026. Cette réception officielle a marqué un moment fort de solidarité nationale. M. Faye a déclaré à cette occasion : « Nos compatriotes retenus au Maroc à la suite des incidents survenus en marge de la CAN sont libres. Nous saluons ce geste de haute portée du Royaume chérifien. » Cette déclaration note l'importance diplomatique et humaine de cette libération pour le Sénégal.
Contexte des Incidents
Les supporters sénégalais avaient été interpellés et détenus au Maroc à la suite d'incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2025). Cet événement sportif majeur s'était déroulé à Rabat le 18 janvier 2025, réunissant des équipes et des fans de tout le continent pour une compétition très attendue. Les troubles qui ont éclaté à cette occasion ont conduit à l'arrestation de plusieurs individus, dont les seize ressortissants sénégalais. Leur détention avait suscité une attention particulière, notamment de la part des autorités sénégalaises qui suivaient de près leur situation et œuvraient pour une résolution favorable. Ces incidents avaient marqué la clôture d'une compétition très attendue, attirant l'attention sur les comportements marginaux qui peuvent parfois émailler de tels rassemblements. La réaction des autorités marocaines avait alors mené à des poursuites judiciaires conformes à la législation en vigueur, avant l'intervention du pardon royal.
Réactions et Portée Diplomatique
Le pardon royal a été accordé à l'occasion de la célébration sacrée de l'Aïd al-Adha, conférant une dimension spirituelle et culturelle significative à cette mesure de clémence. Cette décision s'inscrit dans le cadre des traditions marocaines de grâce accordée lors des grandes fêtes religieuses, une pratique qui symbolise la miséricorde et le pardon.
Le président de la Confédération Africaine de Football (CAF) a exprimé sa gratitude envers Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour ce pardon royal. Il a salué un geste qui renforce les liens et les valeurs de solidarité au sein du continent africain, soulignant l'impact positif de cette mesure sur les relations inter-étatiques et sportives. La CAF, en tant qu'instance dirigeante du football continental, a reconnu la portée de cette décision au-delà des considérations judiciaires, y voyant un acte de rapprochement entre les peuples.
Implications des Relations Bilatérales
Ce pardon est perçu comme un geste de clémence et de haute bienveillance, illustrant la diplomatie humanitaire marocaine selon les observateurs. Cette mesure d'apaisement reflète l'excellence des relations fraternelles séculaires et multidimensionnelles qui unissent le Royaume du Maroc et la République du Sénégal. Elle s'inscrit dans un cadre de renforcement des liens bilatéraux entre les deux nations, témoignant de la profondeur de leur coopération et de leur respect mutuel. La décision royale est interprétée comme une affirmation de l'engagement du Maroc envers la consolidation de la paix et de la bonne entente au sein de la communauté africaine.