Au Niger, le président du Collectif des Fournisseurs d’Accès à Internet Communautaire (CFAIC), David Malick, conteste certaines dispositions d’un décret du ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information qui régit leurs activités. Le CFAIC plaide pour « une réglementation claire, proportionnée, applicable et favorable à l’inclusion numérique », a déclaré M. Malick. Il estime que le décret du 30 juin les pousse indirectement à cesser leurs opérations ou à répercuter des charges supplémentaires sur les citoyens qu’ils desservent. « Nos préoccupations portent notamment sur la constitution des dossiers, certaines définitions contenues dans le texte, la notion même de Wi-Fi Zone, les autorisations requises, ainsi que les restrictions imposées sur certains équipements », a précisé David Malick.
Détails des Préoccupations
Les préoccupations identifiées par le Collectif des Fournisseurs d’Accès à Internet Communautaire (CFAIC) englobent plusieurs aspects. Elles concernent notamment les exigences relatives à la constitution des dossiers, les définitions présentes dans le texte réglementaire, la notion de zones Wi-Fi, les autorisations requises, ainsi que les restrictions imposées sur certains équipements. Le CFAIC estime qu'une définition technique des zones Wi-Fi est indispensable, au-delà d'une simple interprétation littéraire. L'association reconnaît cependant l'importance de la régulation des zones Wi-Fi, considérée comme une étape significative permettant à tous les acteurs d'opérer légalement en tant que fournisseurs d'accès à Internet communautaire.
Impact Social et Économique
Le Collectif des Fournisseurs d’Accès à Internet Communautaire (CFAIC) affirme que les zones Wi-Fi ne sont pas uniquement destinées à la génération de revenus. Selon le CFAIC, un grand nombre de ces installations ont été déployées dans des villages et départements du Niger sans objectif commercial. Ces zones visent principalement à permettre aux habitants de maintenir le contact avec leurs familles éloignées. Cette initiative note un rôle social essentiel de ces infrastructures, permettant de pallier les lacunes en matière de connectivité dans des régions souvent isolées. Le CFAIC met ainsi en avant l'importance de ces services pour le lien social et l'inclusion numérique des populations nigériennes.
Appel à la Collaboration
David Malick, président du Collectif des Fournisseurs d’Accès à Internet Communautaire (CFAIC), a exprimé la volonté de son organisation de collaborer à la recherche de solutions. Il a souligné que les préoccupations du collectif incluent notamment « la constitution des dossiers, certaines définitions contenues dans le texte, la notion même de Wi-Fi Zone, les autorisations requises, ainsi que les restrictions imposées sur certains équipements et matériels que nous utilisons ». M. Malick a précisé qu'il était nécessaire d'obtenir « une définition technique, et non seulement littéraire, de ce que sont réellement les Wi-Fi Zones ». Il a également indiqué un sentiment partagé au sein du CFAIC selon lequel l'arrêté du 30 juin pourrait indirectement contraindre les fournisseurs à « arrêter notre activité ou à répercuter ces charges supplémentaires sur les citoyens que nous desservons ». Enfin, M. Malick a rappelé que « les Wi-Fi Zones ne sont pas seulement un moyen de gagner de l’argent », ajoutant que beaucoup d'installations en villages ou départements visent à maintenir le contact familial plutôt qu'à des fins commerciales.