À Diffa, le 14 mai, un magistrat du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Diffa, M. Rabiou Aboubacar Awalou, a été mis en lumière pour son engagement dans la culture agricole. Il consacre son temps libre à l'exploitation de terres agricoles, contribuant ainsi à la souveraineté alimentaire locale. Cet engagement se manifeste à la fois dans un champ situé en périphérie de Diffa et au sein même d'un espace aménagé dans l'enceinte du tribunal. Son initiative vise à promouvoir l'autosuffisance alimentaire dans la région.
Production locale et diversité
M. Rabiou Aboubacar Awalou cultive du riz dans un champ situé à proximité du périmètre irrigué de la Commission de Développement Agricole (CDA) de Diffa. Cette activité s'inscrit dans son engagement en faveur de la production locale. En parallèle, il entretient un jardin au sein de l'enceinte du Tribunal de Grande Instance de Diffa, où il diversifie ses cultures. Dans cet espace, il produit des tomates, du chou, des oignons, de la laitue, du gombo ainsi que des arachides. Cette double approche, combinant grande culture et maraîchage, met en évidence sa volonté de contribuer à la sécurité alimentaire de la région avec une variété de produits.
Appel à l'action citoyenne
M. Rabiou Aboubacar Awalou, magistrat au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Diffa, a lancé un appel à l'action. Il exhorte les fonctionnaires et tous les citoyens nigériens à cultiver la terre, même à petite échelle, en complément de leurs activités principales. « L’agriculture a toujours été une activité centrale pour moi et ma famille. Mais les événements du 26 juillet et les sanctions imposées au Niger m’ont profondément marqué », a-t-il déclaré, soulignant l'importance de cette démarche. Le magistrat a critiqué l'utilisation des espaces publics pour des aménagements ornementaux. « Chaque Nigérien, qu’il soit fonctionnaire, commerçant ou autre, doit, en parallèle de ses activités principales, exploiter la terre, même à petite échelle. La terre ne ment pas. Elle peut nous permettre de résister à toute forme d’insécurité alimentaire », a-t-il ajouté. M. Awalou estime que ces efforts combinés peuvent engendrer un impact significatif. « Si chaque service développe un petit jardin, ce sera déjà une grande victoire. Nous avons des terres fertiles et les ressources nécessaires pour produire ce que nous consommons », a-t-il conclu.
Contexte national et inspiration
Son initiative s'inscrit dans la politique nationale du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), promue par son Président, Chef de l'État, Général d’armée Abdourahamane Tiani. Cette politique vise la souveraineté alimentaire du Niger par le biais de l'irrigation à grande échelle. Les événements du 26 juillet et les sanctions internationales imposées au Niger ont renforcé la conviction du magistrat que la nation devait impérativement compter sur ses propres ressources. Cette situation a souligné l'urgence pour le pays de développer son autonomie agricole.
Vision et implications futures
La production agricole de M. Rabiou Aboubacar Awalou a directement bénéficié à sa famille, notamment pendant la période du Ramadan, ainsi qu'à certains usagers du service public de la justice. Le magistrat estime que la généralisation d'initiatives similaires au sein des administrations publiques pourrait significativement contribuer à la réduction de la dépendance alimentaire du pays. Il soutient que cette approche favoriserait également la production locale, renforçant ainsi l'autonomie du Niger face aux défis liés à la sécurité alimentaire.