Entre janvier et le 30 juin 2026, le Service aérien humanitaire des Nations unies (UNHAS) au Niger a transporté 5 845 passagers, a-t-il été rapporté. Ce chiffre note l'importance des opérations aériennes pour le soutien aux activités humanitaires dans la région. Parmi les passagers transportés figuraient 8 évacuations ou transports d'urgence, illustrant le rôle critique de l'UNHAS dans les situations de crise. L'UNHAS a également acheminé 7 840 kg de fret léger, principalement composé de médicaments, d'équipements électroniques et de vaccins, des fournitures essentielles pour les populations dans le besoin. Selon l'UNHAS, « puisque les agents doivent avoir un accès sécurisé dans des endroits qui sont plus éloignés et pour cela, le moyen le plus adapté est la voie aérienne. » Le service précise que « ce qui fait que les avions volent avec moins de passagers car un vol commercial ne pourra pas décoller d’ici, aller à Diffa avec 10 passagers seulement ou moins. » Cette spécificité opérationnelle est clé pour atteindre des zones souvent inaccessibles par d'autres moyens.
Un réseau de destinations vitales
L'UNHAS dessert six destinations régulières au Niger : Niamey, Maradi, Zinder, Diffa, Tahoua et Agadez. En plus de ces liaisons régulières, un vol demandé vers Dirkou est également effectué par le service, étendant ainsi sa portée aux zones les plus reculées. Le programme régulier fonctionne les lundis, mercredis et vendredis, avec des allers-retours, assurant une connectivité constante pour le personnel humanitaire. La flotte de l'UNHAS au Niger est composée d'un Embraer 145 de 50 places et d'un Dash 8 de 35 places, permettant une flexibilité adaptée aux besoins des missions. Au total, 25 agents sont dédiés aux missions d'évacuation médicale ou de sécurité, garantissant une réponse rapide et efficace en cas d'urgence. « Quand il y a des urgences, des inondations, ou bien des situations d’épidémies, en peu de temps, le service aérien humanitaire peut amener des partenaires sur le terrain, qui vont intervenir pour stabiliser la situation », a déclaré l'UNHAS, soulignant la réactivité de ses opérations.
Partenariats et financement
Le service UNHAS au Niger compte 143 partenaires œuvrant dans les domaines humanitaire et du développement, a-t-on appris, ce qui témoigne de l'ampleur de son réseau de collaboration. Le Programme alimentaire mondial (PAM) héberge cette initiative aérienne, fournissant un cadre institutionnel essentiel à ses opérations. Le financement des opérations repose sur un modèle mixte, où les prix des billets couvrent seulement 40% des coûts, tandis que les donateurs prennent en charge les 60% restants. « En réalité, ce service pèse dans les finances des bailleurs de fonds », a déclaré l'UNHAS, soulignant l'importance de cette contribution pour maintenir les services. L'UNHAS a précisé que « afin que ces derniers continuent à assister ou bien à financer, il n’est pas autorisé le transport des passagers qui ne font pas l’humanitaire. Le business y est exclu. » Cette politique assure que les ressources sont dédiées exclusivement aux missions humanitaires et que le service n'est pas utilisé à des fins commerciales.
Cadre opérationnel et réglementaire
L'UNHAS au Niger est dirigé par M. Gaston Nikiema, chef du bureau national, assisté de son adjoint, M. Charles Kabeya, assurant une gestion locale efficace des opérations. Le service opère en collaboration avec les autorités nigériennes, notamment le ministère des Transports, et sous l'autorisation de l'Autorité de l'aviation civile, garantissant la conformité avec les réglementations nationales et internationales. L'organisation a établi sa présence au Niger depuis 2008, accumulant une longue expérience dans le soutien aux efforts humanitaires. L'UNHAS n'est pas un service commercial, mais se consacre exclusivement au transport du personnel humanitaire, une distinction fondamentale pour sa mission. Le transport de passagers non humanitaires n'est pas autorisé, et les membres de la famille de son propre personnel ne sont pas pris en charge, renforçant ainsi son engagement envers son mandat strictement humanitaire. Le service note que « il n’est pas autorisé le transport des passagers qui ne font pas l’humanitaire. Le business y est exclu. »