Le ministre Bilaly Elhadj Gambobo a achevé, le jeudi 15 octobre 2026, une inspection régionale concernant le déroulement de la campagne agro-pastorale 2026. Ce déplacement officiel s'est tenu à Tillabéri. Le responsable gouvernemental a ainsi finalisé l'évaluation de la situation sur le terrain à cette date, en rencontrant les acteurs locaux impliqués dans la mise en œuvre des activités agricoles et pastorales. Cette mission d'inspection visait à recueillir des données précises sur l'état d'avancement des récoltes et sur les conditions de survie du cheptel dans cette zone spécifique.
Déficits de production agricole nationale
La production agricole nationale au titre de la campagne 2025-2026 a enregistré un recul de 10,7 % par rapport à l'exercice précédent. Ce repli chiffré marque une baisse significative des rendements sur l'ensemble du territoire nigérien. Les services compétents ont confirmé ces données statistiques lors du bilan annuel, soulignant l'ampleur des défis rencontrés par les exploitants agricoles durant cette période. Cette diminution de la production totale impacte directement les disponibilités céréalières disponibles pour les populations locales. Les autorités compétentes suivent actuellement l'évolution de la situation alimentaire après ce recul constaté, afin de mieux anticiper les besoins futurs des communautés rurales. Aucun autre détail chiffré n'a été communiqué par les organismes officiels concernant les cultures spécifiques touchées par ce déficit. Les données transmises par les structures de suivi agricole permettent d'établir ce constat pour la période concernée, confirmant une tendance préoccupante pour la sécurité alimentaire nationale.
Déclin préoccupant des ressources fourragères
Le bilan fourrager national pour la campagne 2026 accuse une baisse de plus de 23 % par rapport à l'année précédente. Cette dégradation des ressources pastorales pèse sur les capacités d'alimentation du bétail à travers le territoire, rendant la gestion des pâturages particulièrement complexe pour les éleveurs.
L'Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA) supervise parallèlement des travaux de modernisation sur le périmètre irrigué de Toula. Ce chantier représente un investissement de 2 milliards de francs CFA, témoignant de la volonté des pouvoirs publics de maintenir des infrastructures de production malgré les difficultés climatiques ou techniques rencontrées. Le projet d'aménagement prévoit spécifiquement le développement de 4,43 hectares additionnels destinés à renforcer les capacités productives locales. Ces efforts de modernisation visent à optimiser l'utilisation des ressources en eau disponibles sur le périmètre de Toula pour stabiliser les rendements à long terme.
La Centrale d'approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA) a réceptionné 6 280 tonnes d'intrants agricoles dans son entrepôt central. Ce volume de fournitures, bien que significatif, se confronte à un besoin régional évalué à 16 000 tonnes par les services compétents. L'écart entre les quantités reçues et les besoins identifiés constitue un point d'attention majeur pour la poursuite de la campagne. Cette disparité entre l'offre disponible et la demande réelle exprimée sur le terrain nécessite une attention particulière de la part des structures de gestion, alors que la campagne agro-pastorale 2026 entre dans ses phases décisives pour le reste de l'année.