Le Tribunal de grande instance de Niamey a condamné l'avocat Lirwana Abdourahmane à une peine d'un an d'emprisonnement le 13 octobre 2026. Cette juridiction a également ordonné le paiement d'une amende de deux millions de francs CFA à l'encontre de Me Lirwana Abdourahmane. Le prononcé de cette décision judiciaire est intervenu ce jour à Niamey, au Niger. Cette condamnation, rendue par les magistrats siégeant au sein de cette instance judiciaire, vient clore une procédure qui a mobilisé les services du système judiciaire nigérien au cours des dernières semaines.
Le déroulement de la procédure
Le mandat de dépôt contre Me Lirwana Abdourahmane a été délivré le 22 septembre 2026. Cette mesure judiciaire, notifiée formellement à l'avocat, a marqué le début effectif de sa détention avant le prononcé du jugement par le Tribunal de grande instance de Niamey. À compter de cette date, Me Lirwana Abdourahmane a été placé sous écrou, une situation qui s'est prolongée jusqu'à l'audience de jugement et le délibéré final rendu par la cour.
Lors de l'audience tenue le 6 octobre 2026, le ministère public avait formulé ses réquisitions à l'encontre de l'avocat. Les représentants de l'accusation, au cours de cette phase contradictoire des débats, avaient alors sollicité une peine de cinq ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende de cinq millions de francs CFA. Ces réquisitions, portées devant les magistrats du Tribunal de grande instance de Niamey, constituaient la position officielle du parquet avant que la décision définitive ne soit prise par le tribunal le 13 octobre 2026.
La condamnation prononcée le 13 octobre 2026 s'appuie sur les dispositions de l'article 31 de la loi régissant la cybercriminalité au Niger. Ce texte législatif, qui encadre les infractions liées aux outils numériques et aux communications électroniques sur le territoire nigérien, a servi de fondement juridique aux magistrats pour déterminer la culpabilité de Me Lirwana Abdourahmane dans le cadre de cette procédure judiciaire. L'application de cet article spécifique de la loi sur la cybercriminalité a permis au tribunal de motiver le verdict final, aboutissant à la peine d'emprisonnement d'un an et à la sanction financière de deux millions de francs CFA.
L'ensemble de ces étapes, depuis l'émission du mandat de dépôt le 22 septembre 2026 jusqu'au délibéré final, reflète le processus suivi par les autorités judiciaires de Niamey. Le Tribunal de grande instance de Niamey a ainsi suivi son calendrier procédural, en examinant les éléments présentés par le ministère public lors de l'audience du 6 octobre 2026 avant de statuer sur le sort de Me Lirwana Abdourahmane en s'appuyant sur l'article 31 de la loi régissant la cybercriminalité au Niger. La décision rendue le 13 octobre 2026 est désormais actée au sein des registres du Tribunal de grande instance de Niamey, marquant l'aboutissement de ce dossier.