Le Tribunal de grande instance hors classe de Niamey doit rendre son verdict ce 13 octobre 2026 concernant le procès de Me Lirwana Abdourahamane. L'avocat est poursuivi pour des faits de « dissémination de données susceptibles de troubler l'ordre public ». Cette audience, qui se tient au sein de la capitale du Niger, marque l'aboutissement de la procédure judiciaire engagée contre lui. La décision attendue ce jour clôture les débats devant la juridiction saisie de ce dossier, après une série d'étapes procédurales ayant rythmé les dernières semaines.
Genèse de la procédure judiciaire
Les poursuites visant Me Lirwana Abdourahamane découlent d'une publication sur le réseau social Facebook. Ce message, mis en ligne le 12 septembre 2026, portait sur la situation de l'armée nigérienne. À la suite de cette publication, Me Lirwana Abdourahamane a fait l'objet d'une convocation officielle à la Direction de la police judiciaire le 21 septembre 2026. À l'issue de cet interrogatoire mené par les services de police, les autorités ont décidé de le placer en garde à vue, intensifiant ainsi les mesures prises à son encontre.
Le 22 septembre 2026, le juge a ordonné le placement en détention provisoire de Me Lirwana Abdourahamane. L'avocat a été transféré le même jour à la prison de Niamey pour y être écroué, conformément à l'ordonnance rendue par le magistrat en charge du dossier. Depuis cette date, Me Lirwana Abdourahamane demeure incarcéré dans cet établissement pénitentiaire de la capitale dans l'attente de son jugement définitif.
Réquisitions du ministère public
Le ministère public a formulé ses réquisitions lors de l'audience tenue le 6 octobre 2026, détaillant les griefs retenus contre le prévenu. Le procureur a requis une peine de cinq ans d'emprisonnement ferme à l'encontre de Me Lirwana Abdourahamane. Cette demande de sanction, particulièrement lourde, est assortie d'une amende de cinq millions de francs CFA.
L'article 31 de la législation nigérienne sur la cybercriminalité encadre strictement le prononcé des peines pour les faits reprochés à l'avocat, qualifiés de dissémination de données susceptibles de troubler l'ordre public. Ce texte de loi prévoit une peine d'emprisonnement comprise entre deux et cinq ans. Les dispositions pénales permettent également au tribunal d'imposer une amende allant de deux à cinq millions de francs CFA. La juridiction saisie du dossier doit désormais statuer en tenant compte de ces éléments du droit national pour déterminer la sanction applicable à Me Lirwana Abdourahamane, en pesant les arguments présentés lors des débats contradictoires. Le verdict, attendu ce 13 octobre 2026, mettra fin à cette phase de jugement devant le Tribunal de grande instance hors classe de Niamey.