La Forge Traditionnelle à Niamey : Un Savoir-Faire Ancestral Face aux Défis Modernes

Niamey, 12 oct. (ANP) – Dans un coin du marché Katako de Niamey, les coups de marteau résonnent au rythme du travail du forgeron, tandis que des étincelles jaillissent du feu.
Photo via Anp

À Niamey, les forgerons du marché Katako perpétuent un savoir-faire ancestral, marqué par les résonances des marteaux et les jaillissements d'étincelles. Mahaman, un forgeron originaire de Bouza, exerce ce métier depuis 47 ans. Il a déclaré être « né dans ce métier », ayant observé son père dès l'enfance avant de commencer à pratiquer. Mahaman affirme être « capable de fabriquer tous les objets destinés à l’agriculture » et n'exercer « aucune autre activité en dehors de la forge. » Il a ajouté : « Grâce à ce métier, j’ai pu me marier avec deux femmes et nourrir mes huit enfants. J’en tire donc beaucoup de bénéfices. »

L'Héritage de la Forge

Les forgerons de Niamey perpétuent un savoir-faire transmis de génération en génération. Mahaman, un forgeron du marché Katako, illustre cette transmission. Il a affirmé : « Je suis né dans ce métier. J’observais mon père depuis mon enfance avant de commencer à pratiquer. Aujourd’hui, je suis capable de fabriquer tous les objets destinés à l’agriculture. Je n’exerce aucune autre activité en dehors de la forge. » Son apprentissage des techniques de forge s'est donc déroulé auprès de son père, inscrivant son parcours professionnel dans une longue lignée familiale. Mahaman a également souligné l'importance de son métier dans sa vie personnelle. Il a déclaré : « Grâce à ce métier, j’ai pu me marier avec deux femmes et nourrir mes huit enfants. J’en tire donc beaucoup de bénéfices. »

Le Quotidien du Forgeron

Mahaman, forgeron au marché Katako de Niamey, fabrique une gamme variée d'outils essentiels à l'agriculture locale. Il produit notamment des houes, des dabas, des couteaux, des haches, et des machettes, parmi d'autres instruments de travail. L'artisan a souligné l'étendue de ses compétences, affirmant : « Aujourd’hui, je suis capable de fabriquer tous les objets destinés à l’agriculture. Je n’exerce aucune autre activité en dehors de la forge. » Le rythme de travail des forgerons comme Mahaman est fortement influencé par les saisons. L'activité connaît un pic au début de la campagne agricole, période durant laquelle la demande en outils est la plus forte. Mahaman a précédemment mis en avant l'importance de son métier, déclarant : « Grâce à ce métier, j’ai pu me marier avec deux femmes et nourrir mes huit enfants. J’en tire donc beaucoup de bénéfices. »

Les Défis de la Profession

Le métier de forgeron à Niamey est confronté à plusieurs contraintes, affectant la viabilité économique de cette profession ancestrale. L'approvisionnement en fer, matière première essentielle, représente une difficulté majeure pour les artisans locaux, comme ceux du marché Katako. À cette contrainte s'ajoute la concurrence croissante des outils industriels. Ces produits manufacturés, souvent importés, proposent des alternatives moins chères, ce qui réduit la demande pour les fabrications artisanales. Enfin, les forgerons doivent faire face à l'irrégularité des commandes. Cette fluctuation de l'activité, notamment en dehors des périodes de forte demande agricole, rend la planification et la stabilité financière plus complexes pour les forgerons de la capitale nigérienne.

La Portée du Métier

Le métier de forgeron, tel qu'exercé par Mahaman au marché Katako de Niamey, va au-delà de la simple production d'outils. Il participe à l'économie locale et soutient de nombreuses familles. Cette activité artisanale contribue à l'autonomie agricole de la région de Niamey et des zones rurales environnantes, comme Bouza.