La Journée Nationale de l'Arbre (JNA) 2026 au Niger, tenue à Niamey, mettra l'accent sur le thème « LA RESTAURATION DES BASES PRODUCTIVES, PILIER DE LA REFONDTION », comme l'ont annoncé les autorités. Cette initiative vise à renforcer les fondements économiques du pays. La restauration des bases productives signifie, selon une source officielle, « l’amélioration des conditions de production agricole et sylvopastorale, socle de notre économie puisqu’elle repose en plus grande partie sur le secteur rural ».
Cette démarche est d'autant plus clé que 80% de la population nigérienne dépend des terres, des arbres, de l'eau et des forêts pour sa subsistance. L'amélioration de la production agro-sylvo-pastorale est attendue pour avoir des effets significatifs, notamment « l’amélioration de la sécurité alimentaire et de l’état nutritionnel de nos populations et de leur cheptel, la contribution à l’augmentation des revenus des communautés, l’amélioration des services écosystémiques à travers l’amélioration de la diversité biologique, l’augmentation significative de la contribution du secteur rural au PIB pour ne citer que ceux-là », a précisé la même source.
Le Thème Expliqué
Le thème de cette Journée Nationale de l'Arbre s'inscrit dans l'Axe 3 du Programme pour la Refondation de la République (PRR), intitulé « Développement des Bases Productives pour la Souveraineté Économique ». Selon une source officielle, « restaurer les bases productives signifie, de manière claire, l’amélioration des conditions de production agricole et sylvopastorale, socle de notre économie puisqu’elle repose en plus grande partie sur le secteur rural ». Cette même source a précisé que cette démarche aura pour effets l'amélioration de la production agro-sylvo-pastorale, de la sécurité alimentaire et de l’état nutritionnel des populations et de leur cheptel. Elle contribuera également à l’augmentation des revenus des communautés, à l’amélioration des services écosystémiques par la diversité biologique, et à une augmentation significative de la contribution du secteur rural au PIB.
Les bases productives du pays ont été fragilisées par divers facteurs, notamment la dégradation des sols, la coupe abusive de bois, la désertification et la variabilité climatique. Pour cette raison, la restauration est clé. Une source officielle a également souligné les qualités du néré (Parkia biglobosa), un « arbre nourricier qui apporte de nombreux nutriments (protides, lipides, glucides, iode, vitamines diverses) de très haute qualité ». Il constitue, pour les communautés, une source importante d’alimentation et de nutrition, sa farine apportant la totalité des acides aminés essentiels, du fer et de la vitamine C. Ses graines noires, riches en lipides (29 %), en protéines (35 %) et en glucides (16 %), sont une source de graisse et de calcium pour les habitants des zones rurales. Ces graines, une fois bouillies, fermentées et broyées, donnent le soumbala, un produit qui fait l'objet d'importantes transactions commerciales en Afrique de l'Ouest, offrant ainsi une source de revenus significative pour les communautés. La pulpe jaune glucidique est par ailleurs utilisée comme farine pour la préparation de beignets.
L'Arbre Néré, un Pilier Menacé
Les conséquences d'une fragilisation des bases productives incluent une diminution de la production agro-sylvo-pastorale, des conflits entre agriculteurs et éleveurs, ainsi qu'un exode rural croissant. Une source officielle a indiqué que le néré (Parkia biglobosa), un « arbre nourricier qui apporte de nombreux nutriments (protides, lipides, glucides, iode, vitamines diverses) de très haute qualité », est un pilier pour les communautés. Son feuillage contribue à l'amélioration de la fertilité des sols, un atout majeur pour l'agriculture locale.
Cependant, à l'instar du karité, du tamarinier et du détarium, le néré est menacé de disparition. Ses graines noires, fondamentales pour l'alimentation et l'économie locale, sont particulièrement riches, contenant 29 % de lipides, 35 % de protéines et 16 % de glucides. Une source officielle a précisé que ces graines apportent également 15,5 mg/100 g de fer, et que la farine de néré « apporte la totalité des acides aminés essentiels à l’organisme, du fer (de l’ordre de 15,5 mg/100 g), mais aussi de la vitamine C pour limiter les risques de scorbut ».
Les graines de néré sont transformées en soumbala, connu également sous le nom de dawdawa kalwa en Haoussa et Dosso Mari en Zarma, un produit qui génère d'importantes transactions commerciales en Afrique de l'Ouest. Cette source a rappelé que la pulpe jaune glucidique est utilisée comme farine pour la préparation de beignets et de pâtes, nommées Gaskami en Haoussa. La poudre d'écorce de néré peut aider à réduire l'infestation par la plante parasite Striga hermonthica dans les champs cultivés, offrant une solution naturelle pour la protection des cultures.
Activités et Succès Passés
Les activités prévues pour la Journée Nationale de l'Arbre 2026 comprennent une animation de camp national de reboisement, organisée par le Conseil National de la Jeunesse du Niger et des jeunes issus de huit régions. Une émission sera diffusée, intégrant une interview et un débat sur le thème de la JNA 2026, avec un accent sur la gestion du bois à Zinder et les perspectives pour cette ressource à Maradi. Un reportage consacré au bois Amadou Dan Bassa à Zinder est également programmé. Une diffusion en direct de la nuit écologique depuis l'Université Dan Dicko Dan Koulodo de Maradi est prévue, incluant des artistes et la proclamation des résultats du concours de lutte contre la désertification.
Les éditions précédentes de la JNA ont enregistré des succès notables. La première édition, tenue en 2024, a atteint un taux de survie des plants de 96% pour le bois dans la forêt classée de Guesselbodi, située dans la région de Tillabéry. Pour sa part, la deuxième édition de la JNA, organisée en 2025, a affiché un taux de survie des plants de 95% pour le bois Amadou Dan Bassa dans la forêt classée de Berberkia, dans la région de Zinder. La première édition (Guesselbodi) a produit 720 kg/ha de biomasse herbacée en matière sèche. La seconde édition (Berberkia) a généré 760 kg/ha de biomasse herbacée en matière sèche. Ces succès passés sont attribués à des mesures de protection efficaces, telles que le clôturage et la garde, ainsi qu'à un arrosage complémentaire des plants, selon une source officielle.
Appel à l'Action Ministérielle
Le Colonel MAIZAMA ABDOULAYE, ministre de l'Environnement, de l'Hydraulique et de la Salubrité, a souligné que les bases productives du pays « ont été trop longtemps fragilisées par la dégradation des sols, la coupe abusive du bois, l’avancée du désert et les variabilités climatiques », entraînant « la baisse des productions agro sylvo pastorales, les conflits agriculteurs-éleveurs et l’exode rural ». Selon le ministre, « restaurer les bases productives signifie, de manière claire, l’amélioration des conditions de production agricole et sylvopastorale, socle de notre économie puisqu’elle repose en plus grande partie sur le secteur rural ». Cette démarche vise l'amélioration de la sécurité alimentaire, de l’état nutritionnel des populations et de leur cheptel, ainsi que l'augmentation des revenus communautaires et la contribution du secteur rural au PIB.