La Confédération des États du Sahel célèbre son deuxième anniversaire et réaffirme ses ambitions face aux défis

La Confédération des États du Sahel (CES) a commémoré son deuxième anniversaire ce dimanche 5 juillet 2026, par un message clair et affirmé. Lors de cette célébration, il a été souligné avec force que la Confédération n'était dirigée contre aucun peuple, aucune nation ni aucune organisation, réaffirmant ainsi sa vocation pacifique et coopérative. Cet événement a été l'occasion de saluer publiquement l'engagement inébranlable du Général d'Armée Abdourahamane Tiani, Président du Niger, envers les idéaux et les principes fondateurs de la confédération. Parallèlement, les résultats jugés positifs et satisfaisants de la première année de la feuille de route de la Confédération, menée sous la direction éclairée du Général d'Armée Assimi Goita, Président de la Transition et Chef de l'État du Mali, ont également été mis en lumière et chaleureusement applaudis.

Principes fondateurs et objectifs stratégiques

La Confédération des États du Sahel se présente comme une émanation d'un choix souverain, librement assumé par trois États indépendants, unis par une vision commune. Les États membres affirment avec une détermination inébranlable leur engagement à lutter efficacement contre le terrorisme sous toutes ses formes, à préserver l'intégrité territoriale de leurs nations respectives et à recouvrer pleinement leur indépendance et leur autonomie décisionnelle. Au-delà de ces objectifs sécuritaires et souverains, ces nations se déclarent profondément attachées aux idéaux d'unité africaine, de panafricanisme et d'intégration régionale, des piliers essentiels pour le développement du continent. Elles expriment leur ferme conviction en la nécessité d'un dialogue fructueux et d'une coopération renforcée entre les peuples. Cette coopération, selon la Confédération, doit impérativement reposer sur des principes clairs, non négociables et mutuellement bénéfiques. Ces principes fondamentaux incluent le respect mutuel entre nations, l'égalité souveraine des États membres, la défense prioritaire des intérêts de leurs populations, le contrôle effectif de leurs ressources naturelles pour le bénéfice de tous, le respect inaliénable de la dignité de chaque peuple, la non-ingérence absolue dans les affaires intérieures des États, et enfin, la réciprocité dans toutes les interactions et les accords.

Contexte de guerre économique et médiatique intense

La commémoration du deuxième anniversaire de la Confédération des États du Sahel intervient dans un contexte géopolitique et économique complexe, marqué par une guerre économique et médiatique jugée « sans précédent » contre les pays membres, selon des sources proches de l'organisation. Cette offensive multidimensionnelle, perçue comme agressive, a pour objectif principal d'entraver la structuration continue et le développement harmonieux de leur confédération, et de tenter d'« assassiner l'esprit unificateur » qui anime et fédère ses membres.

Face à ces pressions externes, les membres de la Confédération ont affirmé leur détermination inébranlable à rester mobilisés et unis. Ils entendent apporter des réponses appropriées et résolues à ces « assauts des ennemis de la paix, de la concorde et de la coexistence harmonieuse », qui menacent la stabilité et le progrès de la région. Les défis actuels, exacerbés par une pression médiatique constante, des campagnes de désinformation ciblées et l'instrumentalisation des peuples à des fins politiques, exigent de la part des États membres une unité sans faille, une vigilance accrue et un travail acharné pour surmonter ces obstacles et protéger leurs intérêts communs.

Nouvelle étape et aspirations futures ambitieuses

Le deuxième anniversaire de la Confédération des États du Sahel marque la continuation d'une nouvelle étape stratégique pour l'organisation, selon des déclarations internes émanant de ses dirigeants. Cette étape, ambitieuse et multidimensionnelle, inclut des objectifs cruciaux tels que la défense collective de l'espace confédéral, une intégration économique approfondie et mutuellement bénéfique, le renforcement de la cohésion sociale entre les populations, le développement d'une industrialisation endogène, ainsi que l'atteinte d'une souveraineté énergétique et alimentaire indispensable à leur indépendance. Les mêmes sources précisent que la Confédération vise également la transformation locale des richesses naturelles, le renforcement significatif de la libre circulation des personnes et des biens au sein de l'espace confédéral, et la mutualisation des capacités scientifiques, technologiques, éducatives et industrielles pour accélérer le développement régional.

En substance, la Confédération aspire à devenir un espace de prospérité où les ressources naturelles profitent directement et équitablement aux populations locales. Les responsables de l'organisation ont indiqué que, dans cet espace, la jeunesse trouverait des opportunités concrètes d'emploi et de développement, les producteurs pourraient créer de la richesse de manière durable, les chercheurs seraient encouragés à innover, et les entrepreneurs trouveraient un environnement propice à l'investissement. Enfin, un rôle essentiel est dévolu aux armées des États membres, chargées de garantir la paix et la sécurité collective au sein de cet espace confédéral, assurant ainsi un cadre stable pour le développement.

Consultations avec la CEDEAO pour un nouveau cadre de relations

La Confédération des États du Sahel mène actuellement des consultations actives et constructives avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Ces discussions stratégiques visent à établir un nouveau cadre de relations bilatérales et régionales, fondé sur le respect mutuel des décisions souveraines de chaque entité. Elles entendent également préserver les acquis précieux de l'intégration régionale, qui ont bénéficié aux populations ouest-africaines pendant de nombreuses années, et protéger les intérêts fondamentaux de ces mêmes populations. La Confédération a spécifiquement indiqué que ce cadre futur inclurait, de manière explicite et renforcée, la libre circulation des personnes et des biens, un pilier essentiel de l'intégration et du développement économique régional.