Le dimanche 5 juillet 2026, M. Mamane Gouzaé, secrétaire général adjoint de la région de Diffa, a exprimé ses félicitations aux Forces de défense et de sécurité (FDS) à N’Gourti. Cette reconnaissance fait suite à la réussite de deux opérations de sécurité menées dans la région, démontrant l'engagement et l'efficacité des forces de l'ordre. Les interventions des FDS ont abouti à des saisies importantes, incluant 57 kilogrammes de chanvre indien et 19 bidons d'essence, des substances et des produits qui alimentent souvent des réseaux criminels. Ces opérations ont permis la confiscation de deux fusils AK-47 et de 2 397 cartouches, des armes de guerre dont la circulation illégale représente une menace sérieuse pour la stabilité régionale. Ces résultats soulignent l'efficacité des actions menées par les forces de l'ordre face aux menaces locales, notamment le trafic de stupéfiants, le commerce illicite de carburant et la prolifération des armes.
Première opération : saisie de stupéfiants et carburant
Le samedi 4 juillet 2026, une patrouille départementale mixte a intercepté un véhicule Toyota Land Cruiser qui transportait du chanvre indien et du carburant. Cette interception, fruit d'un renseignement précis et d'une coordination efficace, a permis de déjouer un acheminement illicite de marchandises. Le véhicule, parti de Kilakam, dans le département de Goudoumaria, se dirigeait vers N’Gourti, une localité connue pour être un point de passage stratégique. Son départ de Kilakam avait eu lieu la veille au soir, le vendredi 3 juillet 2026, suggérant une tentative de transport nocturne pour échapper à la vigilance des forces de sécurité. L'interception s'est produite au PK 10, à l'ouest de N’Gourti, un point de contrôle stratégique mis en place par les FDS.
La fouille minutieuse du véhicule a permis de découvrir 148 boules de chanvre indien, représentant un poids total de 57 kilogrammes, une quantité significative qui aurait pu alimenter le marché illicite local et régional. En plus des stupéfiants, les agents ont trouvé 19 bidons d'essence, dont le trafic est également une source de revenus pour les groupes criminels. Le conducteur, interrogé sur place, a déclaré qu'il devait recevoir 350 000 francs CFA pour le transport du chanvre indien et de 15 bidons d’essence destinés à une autre personne, révélant ainsi l'existence d'un réseau organisé. Il a précisé que les quatre bidons d'essence restants lui étaient destinés pour sa réserve personnelle, un détail qui a aidé les enquêteurs à reconstituer le schéma de l'opération. L'individu suspecté d'être le propriétaire de la cargaison a été appréhendé après avoir été contacté par le conducteur, démontrant l'efficacité de la procédure d'enquête rapide. Au total, cinq personnes ont été conduites à la Brigade territoriale de la Gendarmerie de N’Gourti : le conducteur, le propriétaire présumé et trois apprentis, qui sont maintenant sous le coup d'une enquête approfondie pour leur implication dans ce trafic. Cette opération met en lumière les méthodes utilisées par les trafiquants et la détermination des FDS à les contrecarrer.
Seconde opération : démantèlement d'un trafic d'armes
Une autre opération d'envergure menée le 13 mai 2026 par la Brigade territoriale de la Gendarmerie de N’Gourti a conduit à l'arrestation d'un trafiquant présumé dans la même localité. Cette intervention ciblée a permis de démanteler une composante essentielle d'un réseau de trafic d'armes. La fouille des locaux du trafiquant, situés au centre-ville, a permis la découverte de deux fusils AK-47 neufs, dotés de crosses rétractables, des armes de guerre redoutables et très recherchées sur le marché noir. L'un de ces fusils AK-47 était de fabrication russe et portait le numéro de série AG 6913, ce qui pourrait aider à retracer son origine et son parcours. Le second fusil AK-47 était identifié par le numéro de série 40846, ajoutant un élément clé à l'enquête.
Les forces de l'ordre ont également saisi 2 397 cartouches de calibre 7.62 mm x 39, une quantité considérable de munitions qui, associée aux fusils, représente un potentiel de nuisance élevé. La présence de ces armes et munitions neuves suggère un trafic organisé et potentiellement destiné à des groupes armés ou des bandes criminelles. En accompagnement de ces armes, une somme de 383 000 francs CFA a été confisquée, probablement le produit de ventes antérieures ou des fonds destinés à de futures transactions illicites. Deux téléphones Android ont également été saisis lors de cette intervention, des appareils qui pourraient contenir des informations vitales sur les contacts, les fournisseurs et les clients du trafiquant, permettant ainsi d'étendre les investigations. Cette saisie représente un coup dur porté aux réseaux de trafic d'armes qui tentent d'opérer dans la région du Diffa, contribuant à réduire la disponibilité d'armements illégaux.
Réactions et contexte sécuritaire
M. Mamane Gouzaé a félicité les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) au nom du Gouverneur de la région et des plus hautes autorités du Niger. Ces félicitations officielles réaffirment le soutien de l'État aux efforts des forces de l'ordre. Ces opérations de sécurité, marquées par des saisies d'armes, de stupéfiants et de carburant, ont été saluées comme des succès majeurs dans la lutte contre la criminalité transfrontalière, un fléau qui déstabilise la région. Ces réussites sont le fruit d'une vigilance constante et d'une coordination exemplaire entre les différentes composantes des FDS.
Le Capitaine Issoufou Koraou, préfet du département de N’Gourti, a affirmé que ces interventions représentaient une étape importante dans la lutte contre les réseaux de trafiquants qui utilisent N’Gourti comme zone de transit. Il a souligné que N'Gourti, en raison de sa position géographique, est malheureusement souvent exploitée par ces réseaux, rendant l'action des FDS d'autant plus clé. Les autorités locales soulignent la nécessité de maintenir la pression sur ces activités illicites, reconnaissant que la vigilance ne doit jamais faiblir face à des organisations criminelles souvent adaptatives.
M. Mamane Gouzaé a par ailleurs rappelé que la lutte contre la criminalité transfrontalière, le trafic de drogue, la circulation illicite des armes et le banditisme exigeait une mobilisation constante des FDS et une forte implication des populations. Cette déclaration insiste sur l'importance d'une approche collaborative pour garantir la sécurité dans la région du Diffa, où la coopération entre les forces de l'ordre et les citoyens est essentielle pour le recueil de renseignements et la dénonciation des activités suspectes. L'appel à la participation citoyenne est un élément clé de la stratégie de sécurité dans cette zone frontalière complexe. La persistance de ces trafics représente un défi majeur pour la stabilité et le développement de la région, et les autorités réaffirment leur détermination à y faire face avec tous les moyens nécessaires.