Le rapport SOFI 2026 des Nations unies estime que 645 millions de personnes ont souffert de la faim en 2025. Cette statistique représente 7,8 % de la population mondiale durant l'année écoulée. La communauté internationale observe la Journée mondiale de l'alimentation ce 16 octobre. Cette journée dédiée permet de mettre en lumière les données chiffrées collectées par les organisations internationales, lesquelles soulignent l'ampleur des besoins alimentaires non satisfaits à travers le globe.
L'ampleur de la faim mondiale
Environ 309 millions de personnes ont souffert de la faim en Afrique en 2025. Al Hassan Cissé, représentant de la FAO au Niger, identifie comme causes principales « les inégalités d’accès aux connaissances, aux investissements et aux débouchés ». Ces facteurs, selon le représentant, limitent la capacité des populations locales à assurer leur propre sécurité alimentaire. Parallèlement, l'Asie a compté environ 292 millions de personnes en situation de faim sur la même période. Ces chiffres illustrent la répartition géographique des populations touchées par l'insécurité alimentaire au cours de l'année précédente. La persistance de ces disparités régionales note les défis structurels auxquels font face ces deux continents dans la lutte contre la sous-alimentation chronique. La situation demeure préoccupante malgré les efforts déployés pour améliorer les systèmes agricoles et la distribution des ressources alimentaires essentielles sur ces territoires. Le constat dressé par le rapport SOFI 2026 met en exergue la nécessité d'une intervention ciblée pour réduire ces écarts, en se concentrant sur les zones où la densité des populations souffrant de la faim reste la plus élevée.
Insécurité alimentaire et accès financier
Environ 2,1 milliards de personnes ont fait l'expérience d'une insécurité alimentaire modérée ou sévère au cours de l'année 2025. Cette donnée reflète les difficultés rencontrées par une partie importante de la population mondiale pour accéder à une alimentation suffisante en qualité et en quantité. L'insécurité alimentaire modérée, au sens des critères retenus par les Nations unies, implique une incertitude quant à la capacité à obtenir de la nourriture, tandis que l'insécurité sévère se traduit par des périodes où les individus ont épuisé leurs réserves alimentaires ou ont dû sauter des repas, ce qui nuit gravement à leur état nutritionnel.
Le rapport SOFI 2026 des Nations unies apporte un éclairage complémentaire sur les obstacles financiers rencontrés par les ménages. Selon cette publication, 2,69 milliards de personnes se sont trouvées dans l'incapacité de s'offrir une alimentation saine en 2025. Ce chiffre mesure le nombre d'individus dont les ressources financières ne permettaient pas d'accéder aux recommandations nutritionnelles de base. L'évaluation repose sur le coût des régimes alimentaires sains dans chaque pays, rapporté au niveau de revenu des populations concernées. Les données indiquent une barrière économique persistante, limitant l'accès à une diversité alimentaire essentielle pour la santé publique à l'échelle mondiale. Cette incapacité financière à se procurer des aliments nutritifs, tels que des fruits, des légumes et des protéines de qualité, constitue un frein majeur au développement humain, alors même que les systèmes de production alimentaire mondiaux continuent d'évoluer. En analysant le coût réel d'un régime sain, le rapport note que la pauvreté monétaire reste le principal déterminant de la sous-alimentation chronique, indépendamment des disponibilités physiques de nourriture sur les marchés locaux ou internationaux.