Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Bilaly Elhadj Gambobo, a ordonné le 13 octobre 2026 la convocation des entreprises et des structures de contrôle en charge d’un entrepôt de stockage d’aliments pour bétail situé à Ibecetan. Cette décision fait suite à une mission d’inspection menée par le ministre sur les infrastructures pastorales.
Au cours de ce déplacement, Bilaly Elhadj Gambobo a identifié plusieurs non-conformités techniques sur trois infrastructures financées par le Projet intégré de développement et d’adaptation au changement climatique (PIDACC). Ces manquements constatés sur le terrain ont motivé l’injonction ministérielle visant à auditer les responsabilités des prestataires et des organismes de suivi impliqués dans la réalisation de ces ouvrages destinés au secteur de l'élevage.
Une tournée d'évaluation régionale
Le colonel Bilaly Elhadj Gambobo a entamé sa tournée d’évaluation des infrastructures pastorales le 7 octobre 2026. Ce déplacement ministériel a débuté dans la région d’Agadez afin d’examiner l’état des installations destinées au secteur de l’élevage sur le terrain. À l’issue de cette première étape, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage a poursuivi son inspection dans la région de Tahoua. Cette mission de terrain permet au ministère de dresser un état des lieux complet des ouvrages réalisés. L’évaluation se concentre sur le respect des normes techniques et la fonctionnalité des sites visités au cours de ce périple régional. Le ministre poursuit désormais ses contrôles sur l'ensemble des infrastructures identifiées dans ces zones pastorales.
Investissements dans le secteur pastoral
Le Projet d’appui au développement des chaînes de valeur agricoles et pastorales (PACIPA) prévoit d'investir plus de 1,2 milliard de FCFA dans le centre de multiplication de bétail d'Ibecetan. Cette enveloppe budgétaire vise à renforcer les capacités de production et de gestion de cette infrastructure stratégique pour le secteur de l'élevage. Les fonds alloués par le PACIPA doivent permettre une modernisation des installations destinées à accroître le cheptel local et à améliorer les rendements pastoraux dans la zone.
Amani Aboubacar Djiballé, agriculteur exploitant des terres dans la région, gère une superficie totale de 3 000 hectares. Sur cette étendue, 1 200 hectares font actuellement l’objet d’une mise en culture. Cette exploitation agricole participe au tissu économique local par le biais de ses activités de production végétale.
Amani Aboubacar Djiballé a par ailleurs fait don de l'intégralité de sa récolte issue de sa ferme d'Azèye à l'État du Niger. Cette contribution constitue une dotation directe au patrimoine national, marquant l'engagement de cet exploitant agricole envers les besoins de l'État.