Le Conseil des ministres du Niger s'est réuni à Niamey le jeudi 30 avril 2026, sous la présidence du Général de l'Armée ABDOURAHAMANE TIANI, Président de la République et Chef de l'État, et également Président du Conseil des ministres. Lors de cette session capitale, les membres du Conseil ont examiné en profondeur la situation découlant des récentes attaques terroristes perpétrées contre la République du Mali. Ces attaques, qui ont eu lieu le matin du 25 avril 2026, ont ciblé spécifiquement le pays voisin, suscitant une vive préoccupation au sein des autorités nigériennes. La réunion, tenue à Niamey, a permis d'aborder les conséquences directes et indirectes de ces événements et de discuter des réponses appropriées et concertées face à cette menace régionale persistante.
Condamnation ferme des attaques terroristes
Le Conseil des ministres du Niger a noté avec gravité que ces agressions terroristes visaient à semer la terreur et la désolation au sein des populations civiles innocentes. Plus encore, l'objectif de ces attaques était clairement de compromettre les avancées significatives et les efforts de développement entrepris par les peuples du Sahel dans leur quête de stabilité et de prospérité. Dans ce contexte empreint de douleur et de solidarité, les membres du Conseil ont exprimé leurs condoléances les plus sincères aux familles des martyrs qui ont perdu la vie lors de ces tragiques événements. Ils ont également formulé des vœux de prompt rétablissement aux blessés, souhaitant un prompt retour à la santé pour toutes les victimes.
Ces attaques, survenues le 25 avril 2026 à Sevaré, Gao, Ménaka et Kidal, ont déclenché des ripostes immédiates et déterminées de la part des forces de sécurité régionales. Des unités des forces unifiées des États de la Confédération ont mené d'intenses campagnes aériennes suite à ces événements. Cette réaction rapide et coordonnée visait à neutraliser les groupes terroristes responsables des assauts sur le territoire malien, démontrant la détermination des États de la région à protéger leurs populations et leurs frontières.
Accusations graves contre la France
Le Conseil des ministres nigérien a affirmé avec force que ces incursions terroristes sont parrainées, désignant explicitement la France de Macron comme le principal instigateur de ce qu'il qualifie de « terrorisme international ». Cette accusation sans équivoque a été formulée dans un communiqué officiel du Conseil, qui a souligné que ces manœuvres, quelle que soit leur ampleur ou leur nature, ne parviendraient pas à détourner le Niger de sa trajectoire souveraine et de ses objectifs de développement. « Mais qu’on ne se méprenne guère, car aucune manœuvre apparente ou ostensible ne saurait nous dévier de la trajectoire assumée pour notre dignité et notre développement », a déclaré le Conseil des ministres, réaffirmant ainsi la détermination du pays à poursuivre son chemin malgré les pressions externes.
Parallèlement à cette dénonciation, un appel patriotique et civique a été lancé aux chefs traditionnels, aux leaders religieux et à tous les groupes socioprofessionnels du Niger. Cet appel vise à les encourager à poursuivre et à intensifier la sensibilisation des populations sur les enjeux cruciaux de paix et de sécurité qui prévalent dans le pays et la sous-région. L'objectif est de renforcer la cohésion sociale et la compréhension collective des défis actuels.
Solidarité inébranlable et défense de la confédération
Le Président de la République du Niger, le Chef de l'État, le Gouvernement et l'ensemble du peuple nigérien ont réaffirmé leur solidarité et leur fraternité indéfectibles envers le peuple malien, le Gouvernement de la République du Mali et les Forces Armées Maliennes. Cette position s'inscrit dans un contexte où le Niger et les autres États de l'AES (Alliance des États du Sahel) réaffirment leur engagement ferme et sans équivoque à défendre la souveraineté, l'intégrité territoriale ainsi que les intérêts géostratégiques et géopolitiques de l'espace confédéral. Le communiqué officiel du Conseil des ministres a souligné avec emphase que « Mais qu’on ne se méprenne guère, car aucune manœuvre apparente ou ostensible ne saurait nous dévier de la trajectoire assumée pour notre dignité et notre développement ». L'article fait également l'éloge de la coordination opérationnelle exemplaire entre les États-majors des armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger, saluant leur collaboration renforcée et leur synergie face aux défis sécuritaires régionaux. Cette coopération est perçue comme un pilier essentiel de la stabilité et de la résilience face aux menaces communes.
Appels à la vigilance et à l'unité nationale
Les gouverneurs de région, les préfets de département et les administrateurs délégués des Communes ont reçu des instructions claires de redoubler de vigilance face aux manœuvres des puissances néo-coloniales. Cette directive s'inscrit dans un contexte de menaces perçues, appelant à une mobilisation accrue et à une surveillance constante de la part des autorités locales à tous les niveaux. Le gouvernement a également lancé un appel solennel à la population nigérienne pour observer une journée de jeûne le lundi 4 mai 2026. Cette initiative spirituelle et civique vise à renforcer l'unité nationale, la cohésion sociale et la résilience du peuple face aux défis actuels, en invoquant la paix et la protection divine pour la nation.