Le Président Tiani rencontre des ministres de la jeunesse pour discuter de l'avenir du Sahel

Le Président Abdourahamane Tiani a reçu lundi 10 août 2026 une délégation de ministres en charge de la jeunesse, au Niger, marquant un moment clé pour l'engagement des jeunes dans le développement régional. Cette délégation était composée de ministres de l'Alliance des États du Sahel (AES), du Togo, ainsi que d'un représentant du Tchad et des Nations Unies/PNUD. Les membres de la délégation ont présenté leurs respects au chef de l'État nigérien lors de cette rencontre protocolaire, soulignant l'importance de cette initiative pour la sous-région. Les travaux du forum auquel participe cette délégation se dérouleront du 10 au 12 août 2026, offrant une plateforme d'échanges et de planification pour l'avenir de la jeunesse sahélienne.

Instructions présidentielles pour la jeunesse

Les discussions avec le Président Tiani ont été particulièrement fructueuses. Le ministre malien de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a qualifié les échanges avec le président de « instructifs », ajoutant que la délégation avait été « énormément informée et orientée » sur les attentes et les priorités du Niger concernant la jeunesse. Lors de cette audience, le Président Abdourahamane Tiani a demandé aux ministres de prendre en main l'organisation de l'événement et de faciliter les discussions avec les jeunes, afin d'encourager un investissement accru de la jeunesse dans le développement national. Cette directive vise à positionner les jeunes comme de véritables acteurs du progrès.

La ministre burkinabè des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, Mme Annick Lydie Djouma, a rapporté que le chef de l'État nigérien les avait exhortés à se concentrer sur la jeunesse, qui représente près de 80% de la population dans la région. Cette proportion démographique confère aux jeunes un rôle central dans la stabilité et la prospérité future du Sahel. Le Président Tiani leur a également donné pour instruction de former les jeunes à l'autonomie, un pilier essentiel pour leur insertion socio-économique et leur capacité à prendre en charge leur propre destin. M. Adoul Fahd Fofana, ministre délégué du Togo, a indiqué que le général avait insisté sur la nécessité d'actions concertées et d'une meilleure organisation des futures éditions de ces rencontres, afin d'assurer une continuité et une efficacité accrues des initiatives en faveur de la jeunesse.

Perspectives économiques et soutien onusien

Le Sous-Secrétaire général des Nations Unies et Administrateur associé du PNUD, Xu Haoliang, a souligné la bonne performance de l'économie nigérienne, notant des indicateurs macroéconomiques affichant un taux de croissance d'environ 7%. Cette donnée positive offre un cadre propice aux initiatives de développement. D'après M. Haoliang, l'adoption d'une approche intégrée pourrait permettre d'obtenir des résultats de développement tangibles au Niger d'ici cinq à dix ans, notamment en tirant parti du potentiel de la jeunesse. Le représentant onusien a également réaffirmé le soutien des Nations Unies à la souveraineté nationale, à l'autodétermination, et au droit des peuples à définir leur propre destin, des principes fondamentaux pour l'établissement d'un Sahel stable et prospère. Ce soutien international est clé pour accompagner les efforts des nations de l'AES.

Thème et portée du forum

Le forum, qui se tient du 10 au 12 août 2026, est centré sur le thème « Jeunesse sahélienne au cœur de la Sécurité et de l’Innovation et pour un Sahel souverain, résilient et prospère ». Cette thématique reflète les ambitions de l'Alliance des États du Sahel (AES) et des pays partenaires concernant le rôle essentiel de la jeunesse dans la stabilité et le développement durable de la région. Les discussions visent à explorer comment les jeunes peuvent être des acteurs clés de la sécurité et de l'innovation, contribuant ainsi activement à l'édification d'un Sahel indépendant, capable de faire face aux défis complexes et d'assurer sa prospérité à long terme. L'événement cherche à mobiliser les énergies juvéniles autour d'objectifs communs pour l'avenir de la sous-région, en favorisant l'échange d'idées et la mise en place de stratégies concrètes pour l'autonomisation des jeunes.