Le Capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de la Confédération des États du Sahel, a rappelé dimanche 5 juillet 2026 le contexte jugé particulièrement difficile de la création de cette entité. Lors de son allocution, le Capitaine Traoré a insisté sur les multiples défis qui ont jalonné le chemin vers la formation de cette union régionale. Selon lui, les États membres ont fait face à des tentatives répétées de déstabilisation sous diverses formes, menaçant la souveraineté et la stabilité de la région. Le Président Traoré a affirmé avec force que la Confédération est voulue, portée et défendue par les peuples du Sahel, et qu'elle a été construite spécifiquement pour eux, répondant à leurs aspirations profondes.
Un contexte de création difficile et des menaces persistantes
La genèse de la Confédération des États du Sahel s'inscrit dans une période de turbulences et de menaces sans précédent pour ses membres fondateurs. Les États de la Confédération du Sahel ont été confrontés à une menace terroriste qualifiée d'« sans précédent », qui a mis à rude épreuve leurs capacités de défense et leur cohésion sociale. Cette situation sécuritaire dégradée, caractérisée par une intensification des activités de groupes armés, a contribué de manière significative à l'urgence de leur rapprochement. C'est dans ce climat de défis sécuritaires majeurs que la nécessité d'une union plus forte et plus solidaire s'est imposée, comme l'ont souligné les observations faites lors de la création de la Confédération.
Pressions externes et impérialisme : une lutte pour la souveraineté
Au-delà de la menace terroriste, les États membres de la Confédération ont subi des pressions externes persistantes et multiformes. Ils ont été confrontés à des pressions militaires, économiques, diplomatiques et médiatiques, toutes visant à contester leurs choix souverains et à influencer leurs orientations politiques. Ces ingérences ont contribué à maintenir un environnement complexe et précaire pour la région, entravant les efforts de développement et de consolidation de la paix. Le Capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que les autres dirigeants fondateurs, ont souvent rappelé que les populations de la région sont toujours sujettes à des visées impérialistes et néocolonialistes. Ces visées se manifestent par des tentatives continues de contrôle et d'asservissement, cherchant à dicter la voie à suivre pour ces nations. Ces observations recueillies par les États fondateurs de la Confédération ont renforcé leur conviction de la nécessité d'une réponse unie et souveraine.
Choix populaires et objectifs stratégiques de l'unité
Face à ces défis internes et externes, les populations des États membres ont exprimé un désir clair et unanime. Elles ont choisi l'unité plutôt que la division, démontrant leur rejet des forces centrifuges qui cherchaient à les affaiblir. Elles ont opté pour la solidarité au lieu de l'isolement, reconnaissant la force inhérente à l'action collective. Enfin, elles ont privilégié l'action plutôt que l'inaction, refusant de rester passives face aux menaces et aux pressions. Cette orientation fondamentale a guidé la formation de la Confédération des États du Sahel, en faisant un projet ancré dans la volonté populaire.
La Confédération a été établie avec des objectifs clairs et précis, répondant directement aux impératifs de la région. Ceux-ci s'articulent principalement autour de la défense et de la sécurité de ses membres, reconnaissant que la stabilité est la condition sine qua non de tout progrès. Au-delà de la sécurité, elle vise également à promouvoir une diplomatie concertée, permettant aux États membres de parler d'une seule voix sur la scène internationale et de défendre leurs intérêts communs. Enfin, un objectif central est de favoriser le développement économique et social de la région, en mettant en œuvre des politiques et des projets qui améliorent concrètement les conditions de vie des populations. Cette triple approche – sécurité, diplomatie et développement – constitue le socle de l'action de la Confédération des États du Sahel.