Le gouvernement nigérien a octroyé des permis d'exploitation d'uranium à deux sociétés minières nationales, marquant une étape importante pour l'industrie extractive du pays. Cette décision a été prise lors d'une réunion présidée par le Général Abdourahamane Tiani à Niamey. L'attribution de ces permis s'inscrit dans la politique actuelle visant à renforcer le contrôle national sur les ressources stratégiques. Les entreprises bénéficiaires sont désormais chargées de l'exploration et de l'exploitation des gisements d'uranium. Cette initiative pourrait avoir des implications significatives pour l'économie nigérienne et son rôle sur le marché mondial de l'uranium, en consolidant la souveraineté du pays sur ses richesses naturelles.
TSUMCO SA reprend l'exploitation d'In Azaoua
Un permis d'exploitation de grande envergure pour l'uranium a été octroyé à la Société TELOUA SAFEGUARDING URANIUM MINING COMPAGNY (TSUMCO SA) pour le site d'In Azaoua. Ce gisement est situé dans la commune d'Arlit, au sein du département d'Arlit, dans la région d'Agadez. TSUMCO SA a été constituée pour remplacer la Société des Mines de l'Air (SOMAÏR), qui a été nationalisée, et ainsi prendre en charge l'exploitation de cette zone minière stratégique. Cette attribution marque une étape dans la gestion des ressources stratégiques du pays, en plaçant les actifs miniers sous le contrôle d'une entité nationale. Le décret de création de TSUMCO SA a spécifié la poursuite des activités sur l'ancien périmètre de la Société des Mines de l'Air (SOMAÏR), assurant une transition et une continuité opérationnelle.
MAMICO obtient le permis MADAOUELA I
Le permis d'exploitation d'uranium à grande échelle nommé « MADAOUELA I », situé dans la Commune Urbaine d'Arlit, département d'Arlit, région d'Agadez, a été réattribué à la MADAOUELA MINING COMPANY (MAMICO). Cette réattribution intervient après que le permis « MADAOUELA I » est revenu dans le domaine de l'État le 31 juillet 2024, par le décret n° 2024-474/P/CNSP/MM. MAMICO avait expressément demandé la réattribution de ce permis, démontrant son intérêt continu pour le développement de ce site.
L'accord de réattribution comprend des engagements significatifs de la part de MAMICO. Il prévoit notamment un paiement forfaitaire initial de redevance de 10 millions de dollars américains à l'État, contribuant directement aux revenus publics. La MADAOUELA MINING COMPANY s'engage également à contribuer au renforcement des capacités des agents de l'administration minière, favorisant ainsi le transfert de compétences et l'expertise locale. Elle prévoit en outre un développement local pour les communautés affectées par le projet, soulignant une approche de responsabilité sociale. MAMICO s'est engagée à respecter les dispositions relatives au contenu local dans le secteur minier, ce qui signifie privilégier l'emploi et les services locaux. Cet engagement se traduit par la création d'environ 1000 emplois pour les jeunes Nigériens, offrant des opportunités économiques substantielles. L'entreprise s'est également engagée à privilégier les entreprises locales pour les services et les biens pendant la durée de vie du projet, stimulant l'économie régionale.
Contexte des décisions minières
La décision d'octroyer ces permis a été prise lors d'un conseil des ministres tenu le vendredi 21 août 2026 à Niamey. Ce conseil était présidé par le Général Abdourahamane Tiani. Les autorités nigériennes ont ainsi formalisé l'attribution des droits d'exploitation à ces entités nationales, marquant une volonté de contrôle accru sur les ressources stratégiques du pays. Le décret de création de la Société TELOUA SAFEGUARDING URANIUM MINING COMPAGNY (TSUMCO SA) a spécifié la poursuite des activités sur l'ancien périmètre de la Société des Mines de l'Air (SOMAÏR). Cette disposition assure une continuité dans l'exploitation des ressources uranifères de la région d'Agadez, notamment dans la commune d'Arlit, tout en réaffirmant la souveraineté nationale sur ces gisements essentiels.